Chez les nomades, à la découverte du Sultanat d’Oman

Ce qui nous interpelle immédiatement, c’est le sentiment de tranquillité que nous ressentons en arrivant. Voilà presque 1mois que nous sommes ici, et ce sentiment n’a pas changé. Nous pouvons camper où bon nous semble, c’était déjà le cas depuis notre sortie d’Europe mais ce qui démarque l’Oman, c’est que le terrain s’y prête complètement ! Inutile de chercher une bonne place, toutes les places sont bonnes ! Même si tu es pris au dépourvu, tu t’éloignes un peu de la route et le tour est joué. Nous ne nous contentons pas de cela, et cherchons toujours la meilleure place. Autant faire bien les choses ! Pour vous donner une idée, la densité de population est d’environ 15 personnes au km2…Ce qui laisse de l’air libre! S’ajoute à cela un climat des plus agréable, chaud la journée, frais la nuit, et pas de moustiques. A nous les vacances, car c’est bien à ça que ça nous fait penser.

Dans ce pays se côtoient la montagne, la mer, le désert. La faune et la flore sont généreuses…dromadaires, tortues, dauphins, flamands roses, cachalots ! Oui! On a vu tout ça et avec le plus grand des hasards !!!

Notre passage frontière a encore été folklorique, nous découvrons qu’aux Émirats mon passeport n’a pas été enregistré à l’entrée, 1 heure d’attente pour résoudre le problème, et lorsque nous arrivons au contrôle émigration d’Oman, (là où on fait les visas), le système informatique plante. Nous y avons passé notre après midi! Pour la petite anecdote, nous venons de nous rendre compte qu’ils ont aussi oublié de faire mon visa ici, je suis donc clandestine! Je peux pourtant vous assurer qu’il a été payé!

Nous avons longé la côte au départ, puis nous sommes enfilés dans le pays, dans la plaine de la Batinah, pour découvrir nos premiers wadi aux alentours de Rustaq.

On se rend tout de suite compte que sans être équipé de 4×4 (ici tout le monde roule en 4×4), on ne va pas pouvoir aller partout! Mais on profite quand même pleinement de ce qui nous est donné de faire…

Campement au wadi bani awf, impossible d’y accéder sans 4×4, mais nous avons passé une après midi « scouts toujours  » à préparer un feu de camp!

Et la wadi bani kharus:

Une petite merveille à mes yeux ! Il faut se garer au pied du wadi après avoir traversé une jolie route de montagne, et de là commence une balade en passant par les champs en terrasse du village, les jardins maraîchers soutenus par des murets et l’aqueduc d’Ain Karfas. Nous longerons l’aqueduc pour arriver à des piscines naturelles.

Juste un petit coucou à Joelle et Amandine, 2 suissesses en vacances rencontrées là bas!

Nous regagnons ensuite Mascate, capitale moderne, où nous campons sur une plage près d’un parc. Nous en profitons pour visiter la paisible et magnifique mosquée Sultan Qabus. Nous arrivons à l’ouverture et profitons du calme, mais quand nous partons, les touristes affluent! Beaucoup de bus de croisiéristes en étape ici. Nous avons été approché par des français qui, voyant notre plaque d’immatriculation, nous ont pris pour des super stars! Ils ont même voulu se prendre en photo avec nous à côté du camping-car! C’est là qu’on se dit qu’on a déjà fait un bout de chemin…

Nous sommes allés faire le marché du poisson, là bas le roi, c’est le thon! On n’en cuisine pas souvent et nous avons bien apprécié.

Les villes c’est pas notre truc alors nous reprenons la route par la côte.

Noël approche et nous souhaitons trouver un endroit sympathique pour passer le réveillon. Nos amis suisses rencontrés à Téhéran au parking Khomeini sont en Oman aussi et nous souhaitons passer les fêtes ensemble.

C’est au wadi Arbiyyin que nous trouvons notre place, calme et reposant, avec de l’eau, l’endroit parfait pour que les enfants jouent sans soucis et que nous puissions faire vaisselle, lessives et remplir le réservoir à notre guise. Je vous assure que c’est vraiment pratique d’avoir de l’eau à volonté à portée de main! Notre réservoir de 100l est bien mais à 4 ça part vite!

Nous restons plusieurs jours là bas, jusqu’à ce qu’Esther et Philippe nous rejoignent le 24 décembre!

Pablo est particulièrement excité par l’arrivée du père Noël ! Il faut dire que nous l’avons bien préparé! C’est un plaisir parce que c’est la première fois qu’il est à fond! Alors on joue le jeu! On dévisse la grille du lanterneau pour que le père Noël puisse passer, enlevons la table pour qu’il ait la place de déposer les cadeaux. Les petits ont leurs chaussettes accrochées avec une orange et un gâteau, et nous n’oublions pas le verre de lait pour que Papa Noël se désaltère! Nous faisons bien parce qu’après une douce soirée, et une nuit qui laisse un léger mal de tête 🍾, au réveil le camping-car est bondé de cadeaux!

Gaël a notamment eu un beau jeu de duplo, et Pablo, un vélo ! Il est fort ce père Noël !

La prochaine étape importante a été la plage aux tortues ! Près de la réserve de Ras al Jinz…

Après 2 nuits passées avec Esther et Philippe, nous sommes quelques peu fatigués! Mais Ju trouve tout de même le courage d’aller arpenter la plage de 21h à plus de minuit dans l’espoir de voir une tortue pondre sur la plage. Cette plage est réputée pour ça. Moi je suis trop fatiguée! Et j’ai déjà assisté à ce phénomène extraordinaire en Guyane. Il faut aussi quelqu’un qui reste avec les petits ! Pour le coup, ça me va bien. Ju revient régulièrement au camping car me tenir au courant…et il ne revient pas bredouille. Juste au moment où il se disait qu’il allait aller se coucher, une grosse masse sombre est apparue lorsque la mer s’est retiré…bingo!!!

La dame est monté sur plage, attention ça prend du temps! Elle a choisi son endroit puis a commencé à creuser le sable avec ses pattes… Ju l’a observé un moment, puis n’a pas voulu la déranger trop longtemps. Il faut savoir que si la tortue est perturbée, elle retourne avorter à la mer et les bébés tortue sont perdus.

Une trace de tortue au matin

C’est une veine! Ce n’est quand même pas courant de pouvoir assister à ça! D’autant plus que quand nous étions à l’île de Queshm en Iran, et qu’il était parti pêcher, il avait déjà nagé avec les tortues ! Et nous avait ramené du poisson 👍! On avait d’ailleurs grillé tout ça sur la plage avec nos amis Vincent et Lola, ainsi que Robert et Mélanie,les Allemands.

Revenons en à nos moutons…La côte orientale de l’Oman et ses plages de sable à perte de vue que nous longeons ensuite, roulant très peu la journée. Nous préférons nous reposer et profiter de la plage. Les vacances, je vous dis !

Lors d’un bivouac alors que nous mangeons un midi, nous distinguons au loin dans la mer une masse sombre qui sort de l’eau à intervalle espacé et régulier. Ce ne sont pas les dauphins, c’est plus gros ! Ju gonfle le kayak et part découvrir ce que c’est!

Au bout d’une demi heure sur l’eau, pfffchittttt, à 3 mètres du kayak! Ouahou! Un bateau de pêcheurs était à bonne distance, Il part se renseigner: Un CACHALOT! Retour sur plage, Pablo embarque sur le kayak, on y retourne! super moment partagé avec les pêcheurs!

Pablo est enjoué à côté du capitaine qui rallume le moteur pour éviter les vagues côtières qui arrivent. C’est aussi impressionnant qu’avec Yann dans son tracteur pour lui 😁!

Les pêcheurs nous ont offert pleins de poissons, que l’on a fait griller sur la plage, ils sont même venus nous offrir des boissons le soir et s’assurer que nous ne manquions de rien!

Nous nous engageons ensuite dans une traversée désertique de quelques centaines de kilomètres…Nous roulons 300 km en un jour, c’est rare que nous fassions ça! C’est magnifique mais avec Polo impossible de s’aventurer hors de la route. D’ailleurs les villages que nous traversons ne sont pas goudronnés!

Il n’est pas rare que nous finissions ensablés! Presque un jour sur 2! Sur cette portion de route en tout cas. Mais nous nous en sortons rapidement, il y a toujours un 4×4 pour nous tirer de là.

Je ne vais pas vous décrire notre trajet jusque dans la région du Dhofar (tout au sud), exclusivement par la côte, (ça risquerait de devenir ennuyeux pour vous tous ces palmiers!), ce sont plus de 1000 kms qui séparent les villes de Sour et Salalah! Il y a tout de même quelques temps fort à partager sur ce tronçon, le reste vous le découvrirez en photo.

Le premier au wadi suneik. Petite déception au premier abord puisque nous constatons à notre arrivée que le terrain n’est pas approprié pour Polo, et que nous nous ensablons une fois de plus ! C’est pas grave, on a la main maintenant ! Aidés de quelques indiens baraqués c’est un peu plus facile quand même ! On pose le campement un peu plus loin, c’est tout !

Le wadi se prête à une sortie en kayak familiale, nous avons vu sur notre carte qu’il est séparé de la mer par une bande de sable…Prêt pour l’expédition? C’est parti!

Il n’est pas très long ce wadi, niché au creux des montagnes, il n’y a pas trop de courant, le cadre idéal.

A son extrémité, nous posons les pieds sur une plage inaccessible par la route! Enclavée entre les rochers, le sable est blanc (comme la neige en France !), et la mer turquoise…On la traverse en long, en large et en travers…On y court, on s’y baigne et on se faufile dans les grottes, on grimpe sur les rochers, à 2 doigts de se faire pincer les pieds par les crabes…On s’y amuse l’après midi entière avant de pagayer dans l’autre sens, tout en prenant le temps de batifoler dans l’eau.

Pablo illuminera notre soirée en préparant un feu de camp. C’est d’abord un jeu, « Hé! Regardez, je ramasse du bois et je fais un feu! Gaël, tu viens m’aider?! »

Et pourquoi pas? Tala!!! Nous voilà tous les 4 autour d’une bonne braisée. Et un invité surprise se glisse parmi nous, George, de République Tchèque en vadrouille dans le coin.

Des moments simples, tous ensemble. Là, on se dit qu’on est bien.

Et le graal du voyage c’est quand même les dauphins, l’expérience inoubliable partagée avec eux.

Les côtes à l’approche de Salalah sont réputées pour être largement fréquentées par les dauphins. Ça tombe bien, c’est notre route. On s’arrête sur une plage… je vous le donne en 1000… sable fin, blanc et eau turquoise. Mais pourquoi le sort s’acharne t’il comme ça sur nous !? Piste ok pour Polo, allez on s’installe ! Objectif, nager avec les dauphins parce que c’est ça le petit secret de cet endroit. Les voir, c’est chouette! Mais nager avec eux, c’est autre chose !

Les enfants s’amusent avec les pelles, les seaux, les camions et nous, ce n’est pas eux qu’on fixe pour une fois, mais l’horizon !

Ça ne mettra pas longtemps avant que Julien ne pousse son premier cri de guerre ! « Ils sont là! » On est un peu comme des fous, on court sur la plage, nos bambins sous les bras, qui se demandent un peu ce que c’est que ce bazar.

Pablo voit bien les dauphins au loin, mais les crabes sont plus concrets pour lui, et il adore leur foncer dessus pour les faire fuir à toute berzingue.

N’empêche que pour avoir une chance de nager avec les mammifères, faut se mettre à l’eau ! A toi l’honneur, homme. Moi je verrai plus tard! La mer est pas mal agitée de ce côté. Les bretons, l’eau, ils maîtrisent !

Ce ne sera pas pour cette fois, on sent bien que les dauphins restent au large et gardent leur cap mais ils rôdent dans les parages tout l’après-midi. Pour finir, Julien se décide à aller voir de plus près avec le kayak. Il est 17h, la mer est calmée. Pablo embarque avec son papa, une affaire d’homme je vous dis. Gaël est dans le porte bébé, on admire les marins au loin! Les dauphins leur passent devant…zut alors! Et puis font soudainement demi-tour! S’approchent du kayak…et Ouahou! Un dauphin saute à côté de l’embarcation! Puis un autre de l’autre côté! Magnifique! De loin en tout cas! Alors de près…

ils restent un peu à tourner autour et poursuivent leur route. Pablo et Julien reviennent contents! Un peu rêveurs…oh je comprends! Même de loin ça m’a parlé. « Maman, le dauphin, il a sauté à côté du bateau! », avec sa petite bouche en cul de poule, j’aime.

Cette affaire n’en restera pas là ! Dès le lendemain en début d’après-midi, les copains reviennent! Leur attitude est complètement différente, comme s’ils se promenaient, où venaient chercher les garçons, tranquillement. « Eh, les gars! Vous venez jouer avec nous ? »

Réponse positive bien entendu, c’est ce que nous sommes venus chercher.

Julien va à l’eau. Oui bon il s’avère que j’ai les pétoches, ce n’était pas au programme. La magie opère, ils passent une première fois devant et se retournent soudainement pour foncer droit sur Ju! Impressionnant, mais la première chose qu’il ressent est que ces animaux sont très prévenant et d’une grande douceur. Ils s’arrêtent avant de l’approcher puis lui passent partout autour, dessous. Ils sont très nombreux malgré le peu d’ailerons qui sortent de l’eau. 4 en surface, et peut-être 10 sous l’eau !

J’aurai ma chance aussi un peu plus tard quand la mer se calme. Je me lance. On dirait qu’ils m’attendent, ils ne bougent pas, pas très loin du bord. J’ai le cœur qui tape fort dans la poitrine, je suis certaine qu’ils l’entendent de là où ils sont ! J’arrive à les approcher à une dizaine de mètres mais je n’irai pas plus loin. Ils restent à jouer, je peux les admirer. Je suis déjà très contente de ça. La mer s’agite à nouveau, je regagne la terre. Si nous avions pu aller ensemble nager avec Julien, j’aurais été plus rassurée. Pablo et Gaël ne vont pas se garder tout seul ! C’est ainsi et ce n’est pas grave.

Julien et les dauphins s’amuseront longtemps ensemble, peut-être 2 heures (entrecoupées). Un petit jeu s’installe entre eux, il suffit qu’il clapote des mains et ils arrivent.

Nous sommes restés 5 jours là bas, ces moments sont les plus intenses de cet échange.

Nous atteignons ensuite le Dhofar et la ville de Salalah, situé entre le Yémen, la mer d’Arabie. Nous approchons de la limite d’extension des visas, notre délai de 1 mois ici sera écoulé dans quelques jours. On se demande si nous prolongeons ou si nous sortons du pays. Au vu de la route que nous prévoyons encore de faire, et des délais à tenir pour respecter les dates d’entrée dans les pays à suivre, nous décidons de quitter l’Oman. Avec des regrets, puisque c’est un charmant pays où nous avons pu associer le mot vacances à celui de voyage. Une parenthèse reposante.

Je ne clôturerai pas ce chapitre sans parler des Omanais, avec qui le contact est très respectueux. Jamais envahissant, toujours de service (on nous a dépanné pas mal de fois !), et généreux avec les enfants. Les sucreries, ça continue ! Et pour la petite anecdote, ce sont quand même de bons flemmards ! Ils se plantent avec leur 4×4 devant les boutiques ou resto, klaxonnent, le commerçant arrive à la portière, ils passent commande et attendent qu’on leur ramène le tout! Facile, hein!

Par contre, pas de trace de femme, enfin très peu. Elles sont à la maison. Nous avons rencontré une fois deux filles, avec qui l’échange n’a pas été facile à cause de la barrière de la langue. A ce que j’ai compris elles ne faisaient pas grand chose et nous n’avions pas le droit de les prendre en photo parce que dans ce coin là, ça ne se fait pas. Julien parlait avec les hommes, et moi j’étais avec elles. Dommage !

Nous avons aussi eu nos premiers échanges avec les indiens, pakistanais ou népalais qui tiennent la plupart des petits commerces ici. Quand l’herbe est plus verte ailleurs !

Nous sommes actuellement sur la route intérieure de l’Oman, à traverser une plaine désertique de plus de 1200 kms avant d’atteindre la frontière. Une demi tempête de sable nous accompagne pour notre remontée, pouh!

Ce n’était pas prévu d’espacer encore autant les articles mais le réseau internet a encore fait des siennes.

J’en profite pour glisser la carte géographique qui retrace notre parcours ! Enfin! Pour la voir, cliquez ici: Chats roulent!

Nous vous souhaitons à tous une excellente année 2019! Que votre vie soit belle et en santé ! A bientôt!

Bienvenue aux EAU!

EAU: les Émirats Arabes Unis!

Le changement avec l’Iran est radical!

Presque reposant… Ça ressemble à l’Europe dans le sens où tout est fixe, pas trop de marchandage, pas trop d’embrouilles pour les prix, c’est clair, c’est net, c’est précis.

Au placard le voile, à moi les bras découverts, les jambes à l’air, le maillot sur la plage, comme c’est beau la liberté. Une bonne bière fraîche, des supermarchés approvisionnés en tout, ce serait presque le bonheur. Je ne vous parlerai pas du prix du bonheur, je dirai juste que ce n’est pas donné!

Nous passons notre première nuit sur un parking à côté d’une plage à Sharjah, pas très loin du port et faisons la connaissance de Poutti, un Emirati bien sympathique qui tient une sorte de café réservé aux hommes.

Il prend soin de nous et offre d’énormes sacs de gâteaux pour les enfants. Nous restons plusieurs nuits là bas et le dernier soir Poutti nous offre le repas, un plateau de viandes, salade et sauces délicieux!

Nous avons pris le bateau à Bandar Abbas pour venir ici. Pas envie de parler du bateau, c’est une énorme fumisterie. (3 jours pour essayer d’obtenir un prix, une journée complète de papiers dans le port, un billet finalement vendu au moment de l’embarquement bien plus cher que les tarifs locaux (mais moins cher que certains prix trouvés sur d’autres blog, d’où l’avantage de faire des recherches avant) et la moitié du prix qui part dans les poches du vendeur.)

Nous voyageons de nuit, et pouvons dormir dans le camping-car dans la cale ouverte. Par contre le bateau est pas mal, petit mais propre, les repas sont compris. Nous sommes toujours avec nos amis allemands et on rencontre d’autres voyageurs à vélo, un couple français avec leur fils un peu plus petit que Pablo. Au matin, l’allée devient une petite crèche internationale, c’est cool de voir tous ces enfants jouer ensemble.

Il faudra encore presque 5 heures pour faire les papiers d’entrées aux Émirats, on n’en peut plus. Avec Mélanie nous nous occupons de nos petits, et les hommes font les papiers. Vieille habitude iranienne! (Je plaisante mais y’a un fond de vrai).

Ici nous faisons les gros travaux, changer les 4 pneus qui fatiguent, on se rachète un frigo. C’était nécessaire.

Visite de la tour Burj Khalifa, la plus haute du monde. Vue à 360 degrés sur Dubaï, et un petit tour rapide dans un centre commercial pour se rendre compte de la folie de cette ville, de ce pays.

Nous nous séparons de Robert, Mélanie et Bruno (que nous reverrons sûrement en Oman) et décidons de visiter le pays par le nord avant de rejoindre le Sultanat d’Oman, nous ferons le Sud lors de notre passage au retour.

Le bivouac est facile, nous pouvons nous installer où bon nous semble! Au bord des plages en plein Dubaï, dans la montagne. Les gens sont gentils, on nous laisse faire ce que bon nous semble.

Quel drôle de pays, le maître mot serait la démesure! Tout est extraordinaire, dans le sens hors de l’ordinaire! Tout est neuf, moderne, rien ne se ressemble et tout est fou! Dans le centre commercial, on a vu un cascade, un aquarium, une patinoire, des centaines de magasins. Décoration de Noël à plein tube, ça c’était chouette pour les enfants.

La population est hétéroclite. Emiraties, Indiens, Pakistanais, Bangladais, expatriés, toutes les nationalités se côtoient. Tu peux trouver une femme en burqua à côté d’une autre en string sur la plage, et du porc au supermarché. Fait péter ton saucisson!

Depuis que nous avons le frigo, on revit! Plus la peine de courir au market tous les jours. Ça aussi c’est le pied.

Voilà pour les nouvelles, elles sont bonnes!

J’en profite pour vous glisser l’adresse du blog de Lola et Vincent, dont je vous ai parlé dans nôtre dernier article, un blog rempli de photos et plus détaillé que le nôtre! Un petit coucou pour eux, on a bien l’ennui: https://vivelevant.com

Merci Vincent et Lola pour votre commentaire sur le dernier article du blog qui nous a beaucoup touché. Nous avons rencontré des français à « Comédie » comme dirait Pablo, nous avons maintenant des Amis! La Turquie c’est pas pour tout de suite notre route continue à l’Est mais on se mettra bien dans l’Ain ou à Grenoble 😉!

Nous fêterons Noël en Oman, où nous sommes arrivés depuis quelques jours. Eh oui, les Émirats c’est bien mais un peu trop cher pour notre porte monnaie !

Entre gilets jaunes et préparation de Noël, vous devez être bien occupés en France !

Nous pensons bien à vous !

Un mois sans nouvelles, mais qu’est ce qui se passe!

Plus d’un mois que Nanou et Marie Aline sont parties, pas de messages sur le blog et nous faisons les morts…Mais qu’est ce que c’est que ce bin’s!!!

Allez, on vous explique tout…

D’abord nous avons rencontré beaucoup de problèmes au niveau du téléphone, carte sim qui ne fonctionne plus, VPN qui nous lâche (pas possible d’aller sur le blog sans le VPN, censure oblige).

Et depuis que nous sommes arrivés en Iran, c’est la galère pour nos papiers. Sortis d’Europe (et Turquie) il nous faut obtenir nos visas pour entrer dans les pays suivants. Certains ne sont pas facile à avoir. C’est le cas pour le Pakistan et l’Inde, où il faut faire sa demande dans les ambassades respectives en France.

Logiquement nous aurions dû faire ça avant de partir, mais la perspective de passer par le Pakistan ne nous enchantait pas et nous voulions échanger avec d’autres voyageurs avant de nous lancer. Et puis j’avoue que je pensais pouvoir obtenir nos papiers le long de la route…Ça a fonctionné pour l’Inde, que nous avons obtenu à l’ambassade indienne de Téhéran en 9 jours.

Pour le Pakistan, ça s’annonçait mal. Il est bien possible de faire son visa à Téhéran, à condition que l’ambassade de France vous fournisse une lettre stipulant l’authenticité de vos passeports. Ils n’ont jamais voulu nous la donner…

Alors nous avons profité du départ de Nanou pour lui glisser nos passeports dans les valises (je la remercie vraiment au passage pour tout et l’embrasse).

De retour en France, ils sont partis chez VSI, agence intermédiaire spécialisée dans l’obtention de Visa, puis à l’ambassade du Pakistan. Ça a l’air simple comme ça mais ça ne l’a pas été !

Il n’était pas certain d’abord que nos demandes soient accordées, il faut ensuite pouvoir se faire livrer les papiers (l’envoi de passeports par poste est interdit) et en Iran, alors là c’est le ponpon!

Et le temps que tout ça se fasse…on a attendu 21 jours….Avec des sueurs froides! par exemple lorsque Nanou nous a appris que l’Iran bloquait tout envoi postal vers son pays. Juste au moment où elle devait nous envoyer les passeports. DHL, UPS, rien ne fonctionnait. Il faut dire que depuis les déclarations de Trump, les relations déjà tendues entre Américains et Iraniens sont carrément devenues explosives. Nous sommes d’ailleurs tombés en pleine manifestation anti-américaine à Téhéran, on ne faisait pas les malins, d’autant plus qu’on n’avait pas nos passeports pour prouver notre identité !

Ça vous donne une idée du point de vue du gouvernement….

Revenons en à nos moutons…Nous n’avions donc plus de transporteurs pour nous livrer notre colis illégal!

On s’est tourné vers Chronopost! Et on a le cul bordé de nouilles, oui oui je le dis, on a le cul bordé de nouilles! On a reçu nos passeports. Ça relève du miracle! Déjà parce que notre colis a été ouvert à Dubaï et est passé ! Et ensuite parce qu’à l’heure où je vous parle, PLUS AUCUN TRANSPORTEUR NE LIVRE EN IRAN.

Voilà, c’est fait! La route est ouverte pour nous! L’aventure continue!

Et qu’est ce qu’on a fait pendant 21 jours à Téhéran! Ben, on a passé le temps comme on pouvait. On a visité la ville grosso modo…

On a surtout passé du temps avec nos amis Mohamed et Leyla, toujours là pour nous. Nous avons même squatté devant la maison de Mohamed les derniers jours. On a été reçu comme des rois, et nous avons eu l’honneur de faire connaissance avec leurs familles.

A gauche les parents de Mohamed, À droite Leyla, Muguet (oui comme notre Muguet français, la nièce de Mohamed), et Mohamed.

Ça c’était pour les rencontres locales. On a fait d’autres rencontres de voyageurs!

Sur notre parking Khomeini (comédie comme l’appelait Pablo), il y a eu du passage! Esther et Philippe, un couple de suisse qui va en Afrique du Sud, et Vincent et Lola, grenoblois en route depuis 3 mois. Vincent et Lola, ça a été un peu notre bouffée d’oxygène quand on en a eu ras le bol de Téhéran.

Ensemble nous sommes allés dans le désert de Maranjab, le même où nous sommes allés avec Marie Aline et Nanou, mais on a poussé plus loin.

A nous le désert de sel, de sable, les dromadaires. C’était vraiment cool.

Vincent et Lola (au Caravansérail de Nanou et Marie Aline)

Le désert de sel

Et le désert de sable, Vincent a un drone ce qui nous permet d’avoir de supers photos!

Il y a eu aussi les chaperons bougent, famille en camping-car sur le retour. Ça nous a fait du bien de rencontrer du monde et d’échanger nos expériences respectives.

Tout ça c’était pendant notre attente. Une fois nos visas en poche, nous avons vite repris le volant de Polo, et tracé au sud. Un peu dur de quitter Muguet, Mohamed et Leyla mais le soleil et les palmiers du sud nous tendaient les bras! On ne se rend sûrement pas compte sur les photos, mais dans le Nord ça commence à cailler sévère.

C’est sur l’île de Qeshm que nous sommes allés, et oh! Quel hasard ! Vincent et Lola étaient là bas ! Une petite semaine à nouveau en leur compagnie, à se détendre gentiment au bord de l’eau, toujours avec nos copains les dromadaires.

Changement climatique radical! Dur de supporter d’être aussi couvert! (Non mais, jamais content!) Il est interdit pour les femmes de se baigner en maillot, alors je regarde seulement les enfants avec envie, en sueur sous mon voile, et je vous parle pas de l’état du t-shirt !

On a rencontré Robert, Mélanie et Bruno, leur petit de 1 an, ils sont allemands.

Tous ensemble nous avons trouvé une petite plage bien perdu où nous nous sommes sentis libres!

Quoi!? Lola en maillot ? C’est presque indécent 😉!

Et la suite, c’est quoi? Et bien vous le verrez plus tard, na! Nos amis allemands et nous prenons la même direction tandis que Vincent et Lola reprennent tranquillement la route du nord, victimes de l’embargo en Iran, ils n’ont pas pu recevoir leur carnet de passage en douane indispensable pour aller plus loin.

Voilà, l’Iran s’achève pour nous !

Une petite conclusion s’impose sur ce pays magnifique et particulier. Les gens d’ici sont d’une infinie gentillesse, très généreux, et veulent toujours nous aider. Peut-être trop même! Nous avons parfois eu du mal à supporter l’engouement des iraniens envers nos enfants, qui ont été pris en photo sans arrêt. Nous savons cependant que ça part d’une bonne intention.

Et puis un mot bien sûr sur le hijab, tenue règlementaire que j’avoue ne pas avoir vraiment supporté. Je me suis sentie dépourvue de liberté d’abord mais aussi de spontanéité.

Il faut toujours réfléchir à tout! Suis-je suffisamment couverte, mon foulard a t’il glissé? Tu ne peux pas sortir du camping-car tranquillement pour aller mettre ta poubelle ou aller au pain car il faut mettre ton attirail, pas prendre le métro dans les wagons mixtes quand je suis seule (un wagon est réservé aux femmes). Interdiction de danser, de chanter pour les femmes hormis les chants religieux, ne pas serrer la main aux hommes sauf si l’homme te tend la main, bref. Je pense avoir bien vécue à l’iranienne en me mettant spontanément en retrait et laissant Julien diriger les choses, ça s’est fait très naturellement. Pas super…Étrange aussi de vivre au milieu d’autant de femmes complètement vêtue de noir. Tout ça reste mon point de vue bien sûr et mon propre ressenti.

Nous avons passé 2 mois en Iran, c’était une partie un peu particulière du voyage. Le fait d’être resté à Téhéran un moment nous a un peu coupé du mode voyage (itinérant régulièrement) dans lequel nous étions pour nous faire « vivre » vraiment ce pays, d’où mon ressenti de femme peut être?!

Il nous reste beaucoup de choses à découvrir ici car nous n’avons pas vraiment fait la partie en dessous de Yazd mais nous en gardons pour le retour puisque nous repasserons par là.

Nous avons eu le bonheur de voir Gaël faire ses premiers pas, il se débrouille comme un chef maintenant.

On espère que tout va bien en France, nous entendons parler des gilets jaunes jusqu’en Iran. Ici on emploie carrément le mot guerre à la TV pour parler de ce qui se passe.

J’espère que j’ai réussi à vous faire partagé nos impressions, on vous donne des nouvelles dans quelques jours quand nous aurons pris nos marques dans notre nouveau pays!

Un gros bisous à Clet et Alison à qui nous souhaitons bon rétablissement aussi.

Préparez bien les fêtes ! La bise à tous!

10 jours avec Nanou et Marie-Aline

10 jours avec Nanou et Marie Aline, ça commence par une arrivée en retard à l’aéroport ! Non, ce n’est pas l’avion qui avait du retard mais bien nous!

Les retrouvailles, c’est quand même chouette! Elles ont des valises plus grosses et plus lourdes qu’elles (faut voir tout ce qu’elles nous amènent!) et sont bien motivées à passer du bon temps.

Nous passons la nuit sur Téhéran, arpentons le bazar le lendemain et prenons la route vers le sud.

Premier bivouac dans un caravansérail! (Nous passerons le passage où nous nous sommes embourbés en prenant une piste dont nous nous sommes sortis seuls!)

Les filles dorment dans le caravansérail tandis que nous restons fidèles à notre camping-car!

Plutôt sympa pour une première étape!

Nous sommes près de Kashan et y passons la journée suivante. Il y a l’école et mosquée d’Agha Bozorg, un lieu vraiment magnifique à voir.

Et les maisons traditionnelles à visiter.

Et comme la ville est aux portes du désert, et ben on ne se gêne pas pour les emmener dormir là-bas!

Elles dorment dans la tente, et il fait un froid de canard. Quel courage les filles !

Deux couples d’iraniens dorment là aussi et nous apportent thé, chicha et dattes…mmmh…

Depuis quelques jours, nous avons un invité de plus dans le camping-car. Une souris a établi ses quartiers chez nous… On l’entend la nuit quand elle sort de sa cachette pour aller dans les placards de nourriture. Nous nous sommes déjà retrouvés face à face mais ne l’avons pas encore attrapé. Ce soir là, elle finit dans un piège à souris! Et est relâchée dans la nature. Ça fait bien faire rire les iraniens quand Marie Aline arrive avec le piège vers Julien et la souris qui gigote! Nanou est au lit et je ne veux pas y toucher!

Et hop, un petit tour dans le désert le matin, c’est une manière de bien commencer la journée!

On y rencontre un troupeau de chameaux!

Et quand on tombe sur un autre troupeau particulièrement intéressé par le camping-car, c’est le kiffe total, surtout pour les enfants!

Et le désert est un lieu propice aux photos, alors on s’en donne à cœur joie.

C’était vraiment sympa, mais le désert, c’est le désert et on finit par s’ensabler!

Que voulez vous! C’est ça l’aventure! Ça n’a pas duré trop longtemps, deux 4×4 de géologues qui passaient par là nous ont rapidement tirés d’affaire!

La piste a endommagé le porte- vélo qui ne tient plus que d’un côté et le camping-car est rempli de poussière de sable!

Ce sera la partie la plus sauvage du séjour. Ensuite ce sont les villes qui nous attendent.

Les enfants sont très contents d’avoir du monde à bord de Polo!Les trajets sont plus animés! Nanou et Marie-Aline lisent des histoires, jouent. Ju peut piloter ( et moi co-piloter) en toute sérénité!

Ispahan d’abord…nous y restons 2 nuits.

Mais les enfants sont très fatigués et ont besoin de repos, les filles partent donc seules à l’assaut de la ville. Et passent un bon moment!

Je laisserai les filles raconter leur périple, du coup nous n’avons pas vraiment vu Ispahan.

Nous poursuivons notre route vers le sud, entre les villes il n’y a rien…Un paysage désertique, quelques montagnes ça et là…Alors nous roulons d’une ville à l’autre.

Pause à Naein, petite bourgade étrange dotée d’une vieille ville. Un endroit très pieux (n’est ce pas Nanou), où presque toutes les femmes, (voir toutes les femmes!) sont entièrement vêtues de noir. Ce n’est pas le voile intégral mais nous n’en sommes pas loin. Nous ne nous y attarderons pas.

C’est joli mais l’atmosphère y est assez étrange !

Le coup de cœur (enfin le mien), c’est Yazd, dernière étape de notre périple.

La vieille ville de Yazd est un petit bijou. De petites ruelles entièrement en pisé dans lesquelles on se perd avec plaisir, de jolis monuments, les petites boutiques où il ne faut pas rentrer sous peine de ressortir à sec, le cocktail qui me plaît.

Mais comme la ville n’est pas un terrain pratique avec les enfants, nous avons cheminé chacun à notre rythme, tantôt ensemble, tantôt séparément…Du coup les photos suivantes manquent un peu des filles.

On a quand même une belle anecdote à raconter, pas très drôle. Voilà le début de l’histoire, un petit repas au restaurant…

qui finit mal! Pablo est monté debout sur une chaise, la chaise est tombée…Il y avait une fontaine et Pablo s’est ouvert le front sur le rebord de la fontaine. Panique à bord, du sang partout. Les gens du restaurant ont appelé une ambulance qui est arrivée en 3 minutes!!! 8 points de sutures…L’occasion pour Nanou (infirmière) d’aller jeter un coup d’œil aux infrastructures hospitalières iraniennes! Et c’est du joli, tout neuf, hyper bien équipé et rapide!!!

On s’en serait quand même bien passé !

On a eu peur pour Marie -Aline aussi qui s’est ébouillanté le bras avec une bonbonne d’eau chaude dont le robinet à lâché…Le cataplasme de yaourt proposé par les locaux a apparemment bien fonctionné puisqu’il ne reste que quelques cloques.

Nous voilà de retour à Téhéran, les filles seront de retour demain à Brest.

C’est passé tellement vite! Il y aurait encore un tas de choses à dire mais ça prendrait une place folle et je vous perdrais sûrement en route. En tout cas nous avons passé du bon temps et bien profité, c’était vraiment chouette.

Les filles ont pu constater que notre quotidien est légèrement plus fatiguant que ce que le blog renvoie comme image. Les enfants fatigués (et les parents aussi), les aléas de la route et des bivouacs à trouver, les choses qui ne se déroulent pas comme on l’avait prévu, les villes qui sont difficilement praticables avec les petits…Mais on ne va pas tout de même pas se plaindre, nous sommes en vacances!

Merci encore pour tout à toutes les deux… Bon retour au froid et reposez-vous, vous en avez bien besoin !!!

A bientôt !!! Des bisous à tout le monde!

Iran, nous sommes là !

2 semaines d’iran déjà! Ça passe vite! Et en 2 semaines, il s’en est passé des choses.

Passage de douane sans problème, on fait même notre change à la frontière avec une personne hautement recommandée par le chef des douaniers qui s’occupe de nous.

Nous sommes immédiatement dans l’ambiance. Nous passons nos premières nuits dans un parc près de Jolfa, à la frontière avec l’Azerbaïdjan. Nous arrivons en plein week end, ici le week-end c’est le jeudi et le vendredi.

On ne passe pas inaperçu, le camping car est entouré de locaux qui nous harcèlent de questions dès que nous posons un pied dehors. Les gens sont très accueillants et curieux. Nous avons des invitations à la pelle! On partage le thé avec plein de monde, c’est assez sympathique, quoiqu’un peu déroutant parce que très envahissant. C’était un peu moins oppressant en Turquie.

Il y a même un policier qui fait un selfie à côté de Julien.

Il fait assez chaud et je souffre un peu d’être autant couverte!

Pause à Tabriz ensuite, où le bazar est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le bazar est immense, il fait 7 km carré !

Il comprend 24 caravansérails et 22 timches (salles coiffées d’un dôme). Autant dire que quand tu rentres, tu ne sais pas où tu vas sortir ! Tu trouves de tout, du tapis aux épices, en passant par le tissu et les légumes. Il y a même du cuir. Je trouve une demi peau de vache pour 2 euros. Mais c’était en arrivant tôt le matin, je pensais revenir la prendre en partant (ça prend de la place), mais nous sommes sortis a l’autre bout de la ville.

C’est du panais caramélisé, les enfants n’ont pas aimé du tout!

On rencontre un professeur d’anglais à Tabriz, qui a pour coutume d’aider les touristes.

En discutant avec lui, on se rend compte qu’on s’est fait avoir en beauté avec le change à la frontière!

On avait regardé les taux sur internet avant de passer en Iran. Seulement voilà…il y a plusieurs taux, un pour les entreprises étrangères très élevé et un second, pour tout les autres.

C’est celui des entreprises que nous avons vu, et qui correspondait à celui de notre guide de voyage. Mais voilà, le rial a subi une forte dévaluation depuis. Et le taux pour les entreprises est nettement plus désavantageux.

On n’a pas changé énormément mais la perte est tout de même considérable.

Le prof nous conseille vivement de retourner à la frontière rechercher ce qu’ils ont omis de nous donner.

Nous sommes tout de même à 300 kms de la frontière. On réfléchit 2 jours… C’est pas vraiment le prix du plein qui nous retient (3 centimes d’euros le litre…) mais le fait de faire la route pour rien.

Et puis zut, à part du temps, nous n’avons rien à perdre. Zou, on y va…

Une demi journée plus tard, nous revoilà dans le bordel de la frontière. L’accès y est interdit 2kms en amont, Ju doit se rendre là bas en taxi, je reste avec les enfants.

Arrivé aux douanes, on ne le laisse pas entrer. Il commence à raconter notre histoire, et comme ce genre d’arnaque n’est pas tolérée (passible de prison), on lui ouvre la porte.

Bingo, il tombe directement sur titeuf (oui, le type qui nous a fait le change à une ressemblance avec lui. Le comique, pas le héros de la B.D!).

Il reconnaît Julien tout de suite. Hey my friend ! Where is your caravan ?What are you doing ?

Et bien ! Tu ne sais pas pourquoi je suis là ? !!! MON ARGENT !!!

Ça ne passe pas inaperçu dans les bureaux de douanes et directement titeuf appelle le chef des douaniers et prie Julien de les suivre, ils ne veulent pas que l’affaire se sache.

Au début, Ju ne veut pas, il préfère rester là où il y a du monde par sécurité mais ils disent qu’ils vont nous rembourser et qu’ils doivent aller au distributeur.

Julien finit par accepter.

Le tout se finit dans une voiture, au fond d’une ruelle. Ils ne veulent redonner qu’une petite partie. Mais Julien ne lâche pas, dans la mesure où il sent que c’est possible et où il ne se sent pas en danger.

Les discussions vont bon train, ça s’énerve mais on arrive à obtenir un bon dédommagement.

Les gaillards ont les pétoches que nous les dénoncions, d’autant plus que Ju a brandi la carte de visite que le fort sympathique consul de Trabzon nous avait laissé. Au bluff : « c’est mon ami, regarde mon visa, pourquoi aurai-je 3 mois d’office? On l’appelle et on règle ça avec lui! » ça les fait vraiment frémir. Ils ne veulent pas qu’on reparte déçu!

Bref, quand Ju sent qu’il a atteint la limite, il cède et stop l’affaire.

De mon côté je raconte l’histoire au gens qui squattent la frontière, des gens qui font du change pour la plupart, histoire qu’ils gardent un œil sur ce qui se passe.

Ça n’a peut-être duré qu’une demi heure ou trois quart d’heure mais pour moi l’attente était longue et stressante.

Je suis vraiment surprise quand Ju revient avec les billets. On a réussi à récupérer notre dû! Nous reprenons la route satisfait et étonné que nous ayons pu obtenir quelque chose!

On s’arrête faire une course avant de quitter la ville frontière, et quand je sors du market, je trouve nos 2 types à côté du camping-car. Ils veulent nous payer le resto pour que nous ne partions pas le ventre vide, nous achètent des fruits et des jus… On refuse bien évidemment l’invitation.

Au moment de partir, titeuf nous conseille vivement de ne pas rester là sous peines d’avoir des problèmes, et demande qui est exactement notre ami officiel Iranien (la carte est en anglais, il ne sait lire que l’arabe).

Comme si on avait envie de rester ici! Ils nous escortent jusqu’à la sortie de la ville.

Pfff…c’était un peu risqué (risque mesuré) mais ça en valait la peine.

On fait une halte dans un resto routier le soir, encore un peu sous le coup de tout ça, moi je ne suis pas trop rassurée.

Un chauffeur routier entre, et nous parle, en allemand. Ils nous dit qu’il est préférable de dormir sur le parking, que la nuit la route n’est pas sûre et qu’il y a des caméras de surveillance. On accepte et l’invitons à partager notre repas. De fil en aiguille, on finit par lui raconter notre histoire. Memet (c’est son petit nom) est fou ! Il veut qu’on y retourne ensemble!

Il est né en Allemagne et vit à Istanbul, et croyez moi, faut pas faire chier Memet!

On décline l’invitation, cette histoire s’arrête là pour nous.

Nous passons une excellente soirée avec en sa compagnie. Memet est un personnage haut en couleur, qui nous prend sous son aile, nous offre le repas. Nous avons gardé le contact et espérons sincèrement le revoir, en Iran (il y vient régulièrement pour le travail) ou en Turquie à notre retour.

Memet! Wie geht’s? Wo bist du? Du fehlst uns!

Et notre route reprend à travers les montagnes colorées.

Pas de table dans les restaurants, la plupart du temps nous mangeons sur ces petites plates formes surélevées, recouvertes de coussins et tapis. C’est sympa pour nous, mais pour Pablo pas facile de manger proprement, y’en à partout! On aime quand même!

Puis la vallée d’Alamut…

La vallée est superbe, et c’est aussi la que nous faisons la rencontre de Mohamed et Leyla, couple de Téhéran en 4×4 avec tente sur le toit. Au début nous pensons que c’est des touristes!

Nous passons la soirée ensemble ainsi que le lendemain. Nous pouvons parler de tout, c’est une belle histoire d’amitié qui commence. Ils sont adorables.

Nous nous promettons de nous revoir à Téhéran.

Et Téhéran, et bien voilà nous y sommes. Nous voulions rester plus longtemps à Alamut, mais le mauvais temps nous a chassé.

Pas encore pu profiter de la ville parce que nous croulons sous la paperasse pour les visas des pays suivants, qui nous donnent bien du fil à retordre!

Nous devons voir Mohamed et Leyla demain.

Pour l’heure nous sommes en bivouac à la mosquée Emam Khomeini, haut lieu de culte (le 1er même) en Iran. Nous y retrouvons par hasard Patrick, Claudia et leur fils Nathan. Ils sont suisse et vont en Thaïlande. Nous les avions rencontrés en Cappadoce et sommes content de nous revoir, d’autant plus que Pablo et Nathan s’amusent bien ensemble.

Nous attendons avec impatience samedi ! Nous avons de la visite de France ! Nanou et Marie Aline (maman de Ju et une amie) qui viennent écrire un bout de l’histoire avec nous! Bon vol les filles!

Nous espérons que tout le monde va bien ! Merci à tous pour vos commentaires qui nous font tant plaisir.

Nous vous embrassons.

IRAN, on arrive!

Ouf, Ankara et la paperasse, c’est fini. On y a bien traîné nos guêtres en attendant que tout ça se fasse.

On est même allé dans un centre commercial, histoire de trouver un cadeau digne de ses un an à notre petit Gaël.

Il y avait un espace de jeux pour les enfants où ils ont pu se défouler à leurs aises.

Les gros engins, y’a que ça de vrai !

Et puis nous avons repris la route direction la frontière, cette fois, amie Turquie, nous te laissons.

Une petite pause pour souffler la bougie de Gaël !

Un petit crochet par Tokat pour retrouver la famille rencontrée sur le bateau retour de Chypre.

Un excellent moment, nous sommes accueillis comme des rois, Pablo retrouve son ami Bertug, c’est un peu la fête.

Nous faisons ensemble la visite de la ville, goûtons le thé au kiwi, et mangeons des festins préparés par la maîtresse de maison Kubra.

Gaël est complètement à l’aise ! Mange comme un ogre et s’offre un petit somme dans la balancelle.

On se sent bien, on partage un excellent moment. À vous, Arif, Kubra, Bertug, Berfu, Berna, Élif, thank you very much for everything. See you when we come back!

Et puis c’est à nouveau la route. Tu en fais des kilomètres petit Polo, et nous voyons des paysages grandioses.

Pause à Trabzon pour faire nos visas iraniens, tout se passe très bien. Nous obtenons nos visas dans la journée, avec en prime une durée de 3 mois directement alors que normalement les visas ne sont d’une durée que d’un mois renouvelable. Nous sommes reçus par le consule lui même qui nous laisse même sa carte en nous disant que nous pouvons l’appeler en cas de problème.

Faut dire que les enfants font leur effet, et puis j’avais sorti le grand jeu, voile et la tenue adéquate…

Comme quoi, d’une ambassade à l’autre et si tu viens le bon jour…

Et nous voilà à quelques dizaines de kilomètres de la frontière, prêts pour demain.

Une dernière bière dans la main, et oui, l’alcool est interdit en Iran et passible de 80 coups de fouet ! En Iran le voile est obligatoire pour les femmes et les formes doivent être cachées…Alors bon, on profite de nos derniers moments de ‘liberté’!

Nous devons installer un logiciel pirate pour continuer à vous écrire sur le blog, la censure est présente en Iran !

Les enfants vont bien, se chamaillent toujours autant qu’ils s’aiment, c’est bon signe !

Turquie, nous nous sommes bien rassasiés de toi, tu nous as offert de formidables moments. L’heure est venue de passer à l’étape suivante !

Nous vous embrassons tous très fort. A tout bientôt!

Chypre! Quelle histoire!

C’est bien motivés que nous nous apprêtions à prendre le bateau ! Chypre, on n’y avait pas pensé au départ, c’est super comme imprévu !

Départ prévu à minuit, nous devions être au port à 21h30.

Oh, on nous avait bien dit que c’était un peu le bazar et qu’il y avait de la paperasse à faire…

Mais quand tu te dis que tu vas sur une île, rien ne t’arrête !

On arrive en avance…je cherche le téléphone pour je ne sais plus quoi, tiens, on a du mal à le trouver.

Les portes du port s’ouvrent, et là, ça commence…!

Faut aller faire la queue pour faire contrôler nos passeports, puis aller à la police, puis enfin dans un autre bureau pour les papiers du camping-car. Chypre est moitié turque moitié grecque. Sauf que la partie turque est contrôlée par les militaires (République Turc de Chypre) et que ce sont les mêmes démarches que si tu changes de pays. Il y a un monde fou et il fait une chaleur, je vous dis même pas…

Il nous faudra 2h pour nous sortir de là.

On embarque sur le bateau, dans une soute…On nous avait dit qu’on pourrait dormir dans le camping-car, (que le camping-car serait sur le pont). En soute c’est compromis, il fait 50 degrés là dedans…et puis on nous l’interdit…

Téléphone toujours introuvable, mais où peut il bien être? On verra plus tard mais on commence à s’inquiéter.

On transporte les enfants qui dormaient dans leur lit dans le bateau.

Pouah! Mais qu’est ce que c’est que ce bins!?Le bateau crado! Pas nettoyé depuis des lustres, déchets partout, les miettes des repas au sol qui datent de…? Les toilettes…quelqu’un a fait caca à côté du wc et a marché dedans… youpi!

Va falloir coucher nos petits là dessus ? Euh. On se débrouille pour prendre un maximum d’affaires dans le camping-car pour les mettre au propre, et on passe une nuit… de m….! Le départ prévu à minuit se fera à 3h du matin,on arrive vers 9h.

Là encore, on sait que nous devons passer par la case papiers.

Mais avant ça, il faut sortir Polo du bateau. Nous sommes placés tout au fond, un camion juste devant, pare choc contre par choc. Je vous le donne en mille, il est en panne, impossible de démarrer. 1h pour le réparer, nous sommes les seuls bloqués derrière lui.

Ça commence à devenir dur.

Du coup, nous arrivons les derniers pour faire la queue pour les papiers. Pire qu’en Turquie, on attend des plombes pour les passeports. Idem pour les papiers du camping-car. Et enfin quand notre tour arrive, (les quasi derniers avec quelques camionneurs), au moment où ils rentrent les données du camping-car, le système informatique tombe en panne. 1h30 d’attente.

On s’est demandé pourquoi nous?!

D’autant plus qu’on avait commencé à admettre que le téléphone était bel et bien perdu…

Je vous passe la suite…bureau des douanes, qui renvoie à la police, qui renvoie aux douanes.

Ju passe un sale quart d’heure dans le bureau (qu’est ce que vous faites ici, depuis combien de temps vous êtes en Turquie, ou êtes vous allez? et pourquoi ? Et encore pourquoi ?). On nous autorise à ne rester que 20 jours sur le territoire, au lieu d’un mois. ??? On cherche pas et on se sauve!!!!

Ça fait presque 6h qu’on est bloqué là.

Chypre, mouais….Y a intérêt que ça envoie du lourd!

On évite de rouler quelques jours pour recharger les batteries, en restant du côté de Girne. On va à l’hôtel, Pablo s’éclate à la piscine. On se détend vraiment. En Cappadoce, nous avions eu du mal à le faire, les enfants étaient surexcités et horribles (si si, je vous assure!).

Entre temps, on réalise que notre téléphone est bien perdu, mais on arrive à le géolocaliser, c’est fou ça !C’est ainsi qu’on a pu le retrouver.

Nos voisines de chambre sont allemandes, adorables. Nous discutons beaucoup. La fille de Biggie (pardon pour l’orthographe), qui devait accoucher le 11!, mène une vie semblable à la notre. Elle a déjà un petit garçon et avec son compagnon, ils ont passé quelques temps à voyager tous les 3. J’aimerais bien avoir des nouvelles ! Bises à vous!

Puis on se décide à aller découvrir l’île, direction la péninsule de Karpaz…

Chypre est un endroit où les tortues viennent pondre. Beaucoup de plages sont protégées et des associations de sauvegarde et d’études travaillent sur place. Nous sommes allés nous y balader mais pas de trace de tortues! Des traces de pontes partout sur les plages par contre.

On longe des plages magnifiques mais bon faut quand même bien dire un truc, c’est sale. On trouve des déchets partout! C’est vraiment dommage. Et en Turquie c’est pareil, il y a du boulot à ce niveau là.

Ça nous gêne beaucoup parce qu’on ne peux pas laisser les enfants vadrouiller à leurs aises. Gaël met tout à sa bouche, il y a des tessons de bouteille, des mégots de cigarette, paquets de chips vide, de tout quoi.

A Karpaz, c’est magnifique, du sable doré, l’eau turquoise, et les plages sont vides! On en profite à fond!

On trouve un petit endroit traditionnel où on s’en met plein la panse! Les femmes cuisinent des galettes, les gozleme, elles nous invitent dans leur cuisine. Un moment sympathique.

L’étape suivante c’est le passage de frontière pour aller au sud. On se présente, ils regardent nos papiers, ok allez y!

10 secondes plus tard ils nous rappellent…Il y a un problème!!! On attend, on attend…et le verdict tombe. La douane du port a mal fait vos papiers, pas le droit de sortir de la partie nord. Vos devez retourner là bas et les refaire.

La poisse continue !

On en a marre, on décide de rebrousser chemin et de rentrer en Turquie. Tant pis Chypre, tu nous a usé !

Attention aux coiffeurs de Chypre !

Nous rentrons quelques jours plus tard, avec un goût d’inachevé !

Retour sans encombre ! Même au niveau des papiers !

On a fait une belle rencontre sur le bateau avec une famille qui habite Tokat, au nord et qui nous attend lors de notre passage.

Depuis nous sommes remontés tranquillement sur Ankara pour attendre notre carnet de passage en douane (merci Nanou) et régler d’autres formalités administratives.

Le long de la route, la vallée d’Ihlara

On essaie aussi désespérément de faire réparer notre frigo qui nous a lâché mais malgré la bonne volonté de tous les réparateurs rencontrés ça n’a rien donné pour l’instant… On cherche aussi des filtres à gasoil (on est sur le dernier commandé sur oscaro mais ce modèle ne court pas les rues dans les sanayi sitesi…

On a hâte de reprendre la route, c’est un peu long cette attente. Prochaine étape les visas…

On s’est tous attrapé une bonne gastro! Sympa! On se remet tranquilou…

On vous embrasse ! Rien de neuf chez nous? Bisous de nous 4!

La classe à Dallas, non?!

Allez, la bise!!!