FLASH SPÉCIAL!

ON THE ROAD AGAIN!!!

Comme le dit Pablo!

Le vent finit toujours par tourner, et pour nous tout a été très vite!

On a mis le doigt sur la panne lundi.

Mardi on faisait un test conduite, et jeudi sur la route!

Le pourquoi du comment, Julien vous l’expliquera plus tard…

Bisous à tous !

Reportage spéciale dans votre magazine du dimanche

UNE FAMILLE EN VOYAGE EN RADE AU NÉPAL

Voilà 10 mois qu’ils ont quitté la France, sillonnant les routes du monde à bord de leur vieux camping-car C25 âgé de 30 ans. Julien et Amandine, parents de Pablo et Gaël, 3 ans et 18 mois ont rêvé ce voyage pendant longtemps et ont mis plus d’une année pour le mettre au point. « Réunir la somme nécessaire, acheter le véhicule adéquate, se renseigner sur la paperasse et l’obtention des visas, tracer un itinéraire… assez vague finalement, un voyage se dessine au gré des envies et des rencontres! » raconte le couple.

Leur but, c’était la Thaïlande. Après l’Europe, ils traversent la Turquie et l’Iran, font un crochet par les Émirats et l’Oman, avant de prendre réellement la route de l’Est.

« Le choix du véhicule est important. En plus d’être confortable pour ses usagers, il doit être fiable, facilement réparable. C’est pourquoi nous avons opté pour un vieux moteur diesel. En plus de correspondre à nos goût, c’est une mécanique simple à comprendre et à réparer. Il est aussi plus facile de trouver des pièces de rechange sur ce genre d’engins, similaire au Peugeot J5 ou au Fiat Ducato. Nous souhaitions éviter les problèmes électriques et électroniques des voitures modernes », expliquent Julien et Amandine.

Ces baroudeurs ont rencontré d’autres voyageurs le long de leur route. Quand on se lance dans un tel périple, il n’est pas rare de rencontrer des problèmes mécaniques. « Nos amis allemands Robert et Mélanie ont cassé leur boîte de vitesse au sud de l’Oman, les obligeant à shipper leur van Volkswagen chez eux et rentrer en avion. Andy et Dany, d’autres amis allemands, ne pouvaient plus dépasser les 35km/h. Ils ont roulé comme ça jusqu’en Iran, pays où ils ont pu régler en partie leur problème. Il y a ce couple suisse, qui a été bloqué 3 mois à une trentaine de km de La Paz en Bolivie, à attendre de se faire livrer une pièce. Ils nous avaient confié que c’était la pire expérience de leur tour du monde! »

  • Si la mécanique a son importance, le mécano l’est tout autant!

Tomber en panne, c’est déjà pas marrant, mais quand ça n’arrive pas dans le bon pays, c’est pire!

Il semblerait en effet que certains pays soient plus expérimentés que d’autres pour effectuer les réparations. C’est le cas pour la Turquie, où les garages sont concentrés dans une même zone, appelée Sanai sitesi, et jouissent d’une excellence réputation. L’Iran se place en bonne position, problème majeur pourtant, il est impossible de s’y faire livrer des pièces, l’envoi de colis étrangers étant interdit. Les Émirats ne connaissent pas les vieux moteurs, et c’est compréhensible à en juger les luxueuses voitures modernes circulant dans le pays. Chacun préférera éviter la panne au Pakistan, au Baloutchistan en tout cas! L’Inde semble être bien placé aussi Quand au Népal, si tu n’es pas à Katmandou, tu peux vite avoir de gros ennuis.

  • Les mésaventures des chats perchés

Chats perchés, c’est le nom de voyageurs de cette famille, chaque groupe de voyageurs ayant son petit nom, en rapport généralement avec son adresse de blog ou de réseau social.

Polo, c’est le surnom de leur camping-car, il semblerait que ça porte malheur de ne pas baptiser son compagnon de route.

« On avait eu quelques petits problèmes, mais rien de dramatique jusque-là », explique le papa conducteur. « Parfois on roule trop, parce qu’on n’arrive pas à trouver un bivouac pour la nuit. C’est ce qui est arrivé ce jour là, on a trouvé une cour dans un village où on nous permettait de laisser le camping-car pour la nuit, il était tard, il fallait prendre un chemin bétonné pour y descendre. Seulement voilà, le cul de Polo a touché. Il a fallu vraiment forcer pour ressortir en marche arrière. »

C’est après ça qu’un bruit rauque se fait entendre lorsqu’il passe la marche arrière ou utilise le frein moteur. Le bruit s’amplifie au fur et à mesure des kilomètres, laissant présager le pire si quelque chose n’est pas fait rapidement.

« J’ai tout de suite pensé à la boîte de vitesse », explique Julien.  » Nous sommes à une centaine de kilomètres de Katmandou, c’est là qu’on nous conseille d’aller d’ailleurs, les garagistes avouent clairement qu’ils n’ont ni les compétences, ni le matériel pour résoudre notre problème. On a une application, IOverlander (mine d’or d’information pour trouver des bivouacs, mais aussi et entre autres pour trouver les bons garages-NDLR), où nous trouvons 2 adresses de garages réputés bons. Le premier, spécialisé Land Rover, chez qui nous allons, abandonne l’idée de faire la réparation. Ils nous disent qu’ils ne trouveront pas de pièces de rechange et que c’est trop risqué de démonter. Alors on va chez le deuxième! »

Kishor (nom du garagiste-NDLR), a l’habitude de réparer toutes sortes de véhicules de voyageurs et connaît leur contrainte: le temps. « On ne peut pas se permettre de rester bloquer trop longtemps. Nous avons des dates de visas à respecter, et puis il faut se loger si le camping-car est bloqué, et ça, c’est hors budget! »

Les mésaventures s’enchaînent. D’abord le mécano multiplie les passages à l’hôpital, au moins 2 fois par jour, le matin et le soir. Le temps de travail n’est donc pas optimal.

A cela vient s’ajouter un problème de taille, les vis de fixation du cardan sont comme fossilisées, impossible à sortir. Il faudra déposer le moteur pour accéder à la boîte de vitesse.

« Quand nous avons enfin pu l’ouvrir, il n’y avait rien à signaler au niveau des pignons, des axes et du synchro », affirme Julien. « Faudrait pousser encore, mais à ce moment là, je ne sens pas Kishor en capacité technique d’aller plus loin dans le démontage de la boîte. Lui est convaincu que tout va bien, et moi que ça vient des roulements. Bref, on décide de tout remonter et de faire un essai, on ne sait jamais! » Le test se révèle négatif, sans surprise.

A ce moment là, cela fait déjà 2 semaines que la famille est en attente sur Katmandou. Pour couronner le tout, la santé du garagiste s’aggrave, il doit être hospitalisé quelques jours, qui se transformeront en 10 jours d’absence. « Le problème semble assez grave mais Kishor ne souhaite pas nous dire ce qu’il a exactement, lui tout ce qu’il veut c’est ne pas lâcher son job et finir Polo. On parle quand même de chimiothérapie, alors on pense changer de garage. Il a besoin de repos, et nous que ça avance. »

« Nous passons d’appartements en appartements », nous confie Amandine. « On ne peut pas se permettre d’aller à l’hôtel, on devrait tout le temps manger au restaurant, j’ai besoin de cuisiner pour les enfants. Et puis l’air de Katmandou est hyper pollué, on a du mal à trouver un coin de verdure. Les enfants sont surexcités, eux qui ont l’habitude de vivre en extérieur sont désormais cloisonnés à l’intérieur. Quand on sort, c’est pour être au milieu du traffic. Il n’y a pas de coin tranquille pour eux ici. Le seul point positif, c’est qu’on a eu le temps de faire nos visas indien pour sortir du Népal, et qu’on a pu aller consulter un bon dentiste pour Gaël, qui a eu un abcès à cause d’une dent qui pousse. »

Durant ces 10 jours de battements, Julien a pris la décision de commander les roulements de boîte et de les acheminer au Népal. Indisponible en France, ce sont leurs amis allemands Robert et Mélanie qui ont pu passer la commande depuis leur pays, et attendent réception depuis…une semaine. « On attend encore et encore« , soupire Julien. Après réception, il faudra 3 jours pour une livraison DHL, puis encore environ 2 pour effectuer le changement des pièces.

1 mois déjà dans la capitale népalaise pour cette famille excédée, qui n’a qu’une hâte, reprendre la route!

Un article de A.F pour le magazine CHAT VA ALLER!

Bonne année 2076!

« Quand on aura 20 ans en l’an 2001! » (j’étais concernée!), et qu’en 2076, tu n’en as finalement que 37, tu jubiles !!!

Ouais mais si tu n’es pas au Népal, ça ne marche pas! Tant pis pour vous!

2076, ça parait farfelu. Le nouvel an a eu lieu il y a une dizaine de jours. On fait le calcul pour rire? En France, nous aurons respectivement 90 et 95 ans, et les enfants 59 et 60 ans! Je pense qu’on en rira moins à ce moment là! « Ah, quand j’étais jeune…! »

Nous sommes donc au Népal et vous allez voir, c’est beau, c’est nature, vert et très coloré, les gens sont très sympathiques, il y a de l’espace. Il y a la jungle, la montagne, la campagne, des rivières, beaucoup d’eau. Les paysages sont plus variés qu’on ne pensait pour un si petit pays.

On arrive dans de bonnes conditions, à quelques détails près. Nous devons traverser un pont pas large du tout, et très long, envahi de 2 roues de toutes sortes et piétons. Polo prend toute la place et on finit par accrocher un tuk tuk. Premier tatouage personnalisé qui marque Polo du côté droit.

Puis, pendant que nous sommes dans le bureau d’immigration pour faire nos papiers, un singe s’infiltre dans le camping car par une fenêtre restée entrouverte pour nous voler nos bananes! Non mais! Notre premier vol 😉! Une vie d’aventurier quoi!

On prend dès le lendemain la route du parc national de Bardia, où il est possible de voir des tigres, des éléphants et des rhinocéros! On est resté sur notre faim à Jim Corbett, on ne va pas en rester là. Nous avons avec nous Dora, qui voyage en sac à dos, et que nous avons rencontré à la frontière. Elle est hongroise, vit à Londres et vient de passer 1 mois et demi à Rishikesh, au bord du Gange. Vous vous rappelez, nous y sommes passés. Plus on est de fou, plus on rit!

Mais on rigole un peu moins quand je fais confiance au GPS, et qu’on se retrouve sur une piste à cratères. A ce stade, on ne peut plus employer le mot nid de poule. On passe, chaud chaud, en roulant à 2 à l’heure et en descendant régulièrement évaluer la route. Il y a une ville un peu plus loin où on est censé retrouver le goudron, pas d’inquiétude. Nous traversons de magnifiques paysages, de petits villages typiques avec des maisons en torchis. Et je vous assure qu’on n’a pas l’impression d’être en 2076, pas plus qu’en 2019 d’ailleurs.

On est éblouis, sous le charme. On trouve ça très beau, j’ai pas envie d’en faire des caisses, je vous laisse regarder les photos. Merci le GPS finalement! Enfin, c’est ce qu’on se dit au début, parce qu’on retrouve effectivement l’asphalte, mais juste le temps de traverser la ville. Et il nous reste une cinquantaine de kilomètres à parcourir. Ce sera une alternance de pistes et de route en mauvaise état toute l’après-midi. Très long, mais sans regret parce que très joli.

Là, la route est carrément coupée, c’est une pelleteuse qui passe par là qui la dégage, juste pour nous!

On arrive de nuit à Bardia, et les 200 derniers mètres jusqu’à notre point de chute sont impraticables. Route en travaux. On était censé mettre Polo dans un jardin et accéder aux douches et toilettes de locaux qui ont l’habitude d’allouer ce service. Polo ne passe pas, on doit changer nos plans (pour 200 petits mètres!)

Le petit (minuscule) village où nous avons atterri semble regorger d’hôtels. Une femme vient nous proposer de rester où nous sommes, au bord d’une rivière, juste en face de son hôtel où nous pouvons aller si nous avons besoin de quoi que ce soit.

Ca roule. On décide d’aller manger dans son restaurant, déjà parce qu’on a faim, mais c’est aussi une manière de remercier pour le service rendu. Devinez ce qu’on découvre en arrivant là bas?! Une trentaine de français en voyage organisé qui s’apprêtent à passer à table. L’atterrissage est dur pour nous! C’est perturbant de voir autant de français, c’est comme si on coupait notre immersion dans le voyage d’un coup! On n’aura d’ailleurs jamais vu autant de français qu’à Bardia, au Népal en général en fait.

Au petit matin, on découvre le décor. Bah oui, de nuit on ne voit rien. Bonne surprise! La rivière est toute belle, les habitants ont construits de petites paillotes au bord de l’eau, y’a pas grand chose dans ce village, hormis les hôtels (bon, et les touristes mais ils sont en excursion toute la journée). On sent que nous sommes arrivés dans la jungle.

Il n’y a que de la piste ici, une d’entre elles mène au parc national, une autre à un village un peu plus grand où on va faire nos courses. C’est charmant, presque enchanteur. On reste 3 jours là, à côté de notre petite cabane, les pieds dans l’eau. Les petits se baignent, on peut faire la lessive, on n’est pas mal. Bon, on nous prévient tout de même qu’il y’a eu un crocodile dans la rivière l’automne dernier, mais il est parti, on a le champs libre! Tout le monde va à l’eau surtout, sinon on ne le ferait pas! Moi je pense à Dora, qui dort dans sa tente au bord de la rivière! Y’a peut être pas de crocodile en ce moment, mais parfois ce sont les léopards qui passent par là! Je suis bien contente d’avoir ma maison sur pattes.

On finit par trouver un bon emplacement un peu plus privé, en tout cas moins « au milieu du village », dans la cour d’un hôtel, juste 100 mètres plus loin, toujours à côté de la rivière. Il y a de l’espace pour installer Polo, un petit resto maison, un jardin et on met à notre disposition une chambre pour utiliser les toilettes et la douche. Prix de l’emplacement? Bah, vous donnerez ce que vous voudrez! Je précise qu’ici, un hôtel consiste en un alignement de maisonnettes, toutes de pleins pieds, ça reste charmant et invisible. Kyran et Puja, dont nous sommes les hôtes, sont très accueillants.

On se plaît ici. On se balade à pied, en vélo dans les environs où jusqu’au village. Pablo prend confiance dans l’eau avec sa bouée, ce qui intrigue beaucoup les autres enfants. Les enfants d’ici n’ont pas tout cet attirail. Parfois ils viennent l’emprunter, mais ils sont bien trop grands pour rentrer dedans, alors ils sautent simplement dessus.

Et puis on fait « rien » aussi! Vous avez déjà essayé? C’est pas super facile au début, surtout à cause d’une vieille copine qui s’appelle culpabilité! Mais quand culpabilité a d’autres chats à fouetter, c’est le panard.

C’est ici que nous verrons nos premiers éléphants (domestiques mais il y en a énormément à l’état sauvage aussi!!!!) On est content pour les enfants, et pour nous aussi. Et Na Jim Corbett!

Je me fais une « copine » qui vient me voir tous les jours, même si on ne se comprend pas du tout! C’est Pablo qui dit toujours: « Maman, ta copine est là! »

Ma copine emmène son buffle à l’eau tous les jours, sous les yeux ébahis de Pablo.

Et nous rencontrons Daniel, français aussi, qui a fait le même voyage que nous il y a 40 ans avec sa femme! Le courant passe tout de suite, Daniel est un personnage attachant, haut en couleur, amoureux de la nature puisqu’il vient ici tous les ans et passe énormément de temps en balade dans le parc.

On a bien prévu de faire une balade dans le parc nous aussi, mais ça ne se passe pas vraiment comme à Jim Corbett ici. Beaucoup mieux! Journée de ballade dans la jungle. Mais trop long pour nos enfants.

Julien me propose d’y aller avec Dora et Daniel pendant qu’il garde les enfants. Alors nous partons avec notre guide (qui se trouve être Kyran, le propriétaire de l’hôtel) un matin à 6h30, pour un safari à pieds.

J’explique brièvement le principe. On suit le sentier choisi par le guide, le but étant de faire de longues pauses près des cours d’eau, c’est là que les animaux viennent boire lorsqu’il fait très chaud donc les chances de les apercevoir augmentent.

On traverse des paysages complètement différents dans le parc, qui ne fait pas moins de 1000 km2. 70% du parc est composé de forêts, on y trouve aussi des prairies et de la savane. Quand je vous parle de jungle!

Nous marchons donc et nous arrêtons à des points de vues sur la rivière. Évidemment, nous ne sommes pas que les 4, c’est un jour où il y a particulièrement foule. Heureusement, on ne prend pas tous le même chemin, bien qu’on se retrouve un petit nombre pendant les pauses.

On a de la chance car au premier arrêt, nous apercevons un crocodile qui se lézarde au bord de l’eau, puis un rhinocéros et son bébé arrivent. Ils sont loin mais c’est chouette comme spectacle.

Ce sera une journée rhino en fait, puisqu’un peu plus loin nous pourrons en voir à nouveau se baigner. On les observera pendant 3 heures (un peu longuet à la fin, n’est ce pas Daniel! 😂).

Le plus beau moment a été lorsque 2 rhinocéros se sont mis à se courir après et qu’ils sont passés juste devant nous. A tel point qu’on s’est demandés si ils n’allaient pas nous foncer dessus, je vous raconte pas le carnage que ça aurait été parce que c’est énorme cette bestiole! Et le bruit! Ouah! Ça a résonné dans toute la forêt! C’était génial! Toujours pas de tigres, tant pis! Pas de photos d’animaux non plus, elles sont sur la carte SD.

Retour à 18h le soir, après une petite vingtaine de kilomètres sous la chaleur, satisfaite! Merci chéri!

C’est bien beau tout ça mais le temps passe et ça fait une dizaine de jours que nous sommes là, Polo commence à s’impatienter. D’accord, on repart. Un peu triste quand même parce qu’on s’est attaché à cette famille chez laquelle nous vivons, Puja, Kyran, leurs 2 enfants, et quelques habitants du village dont ma copine, qui vient nous dire au revoir.

Alors là, imaginez, les femmes se mettent à danser… sans musique! C’est étrange et très marrant!

En repartant, par une route un peu plus simple qu’à l’aller, nous passons sur un pont gardé à l’entrée et la sortie par des militaires. Tu m’étonnes! C’est une rivière à crocodile là dessous! On fait quoi nous? Ben on s’arrête, et on regarder les cocos! Pas trop longtemps, un homme s’est fait croquer il y a peu de temps. D’où les militaires, qui sont là pour surveiller que personne ne s’approche des berges.

Le Népal c’est aussi de profondes croyances religieuses, avec 80% d’hindouistes et au moins 10% de bouddhistes. Il y a beaucoup de temples, et de monastères.

Là, c’est à la pagode de la paix, près du temple où est né Bouddha. On a vite filé, trop de monde!

Drôle d’aventure encore. Nous avons quitté Dora, et partons sur Pokhara. La route est là encore magnifique, nous passons par les montagnes, on admire les champs en terrasses, où on cultive principalement le riz. On croise aussi beaucoup de champs de blé.

Pokhara est à 1400m d’altitude, au bord d’un lac.

On y arrive en fin d’après-midi et le bivouac que nous avons repéré, lieu de rencontre des voyageurs s’avère être en réalité un dépotoir malfamé au bord du lac. Pfff…

On s’éloigne de Pokhara en suivant une piste qui longe le lac.

Pas d’endroit convenable pour s’arrêter non plus…On stoppe finalement dans un lieu qui ne nous plait pas vraiment. Ça arrive! La nuit tombe, on vient nous dire qu’on ne peut pas rester ici, le terrain vient d’être vendu. L’homme nous propose de nous emmener quelque part, et nous finissons là!

Sympa la petite fermette habitée par des poules et des bœufs. On a des toilettes et l’eau qui arrive tout droit de la montagne!

On restera là 4 jours. Après la jungle, la campagne, où la montagne? La campagne à la montagne, allez! Beaucoup de gens sont très curieux et viennent s’attrouper autour du camping car. Ils attendent en nous observant. C’est parfois gênant.

Les gens de la ferme viennent tous les jours s’occuper des poules.

On leur achète des œufs et un poulet qu’ils découpent pour nous. Bon, différence de culture: Découper un poulet à la Népalaise revient à en faire de la bouillie! Même les ailes sont découpées en 4! Une aiiiile! Mais y’a déjà rien à manger dessus! Alors coupé en 4! Sans exagération. On avait l’eau à la bouche d’une bonne cuisse, d’un gros morceau de blanc à laisser mijoter dans notre ragoût, à manger avec les doigts, tu sais quand tes mains sont toutes grasses après. Ben non, on a une vingtaine de petits bouts d’os, on cherche la viande. C’est drôle!

Passage dans charmant village dans la montagne, Bandipur! Le charme du village de vacances.

On fait des balades dans le coin,

Cette photo c’est un cadeau de Daniel, qui a eu une vue parfaitement dégagée sur l’Himalaya lors de son retour en avion. Merci!

On se sent bien quoi! Dommage cependant qu’on ne puisse pas faire de grands trecks avec les enfants, c’est un peu ça le « must do » ici. On pourrait peut-être mais il faut l’avouer, on n’en a pas le courage.

Puis farniente au bord de la piscine. Comme à notre habitude, nous dormons sur le parking d’un hôtel. Plutôt classe, y’a une piscine! Allez, c’est reparti pour une semaine de vacances! Si culpabilité à débarrassé le plancher, ennui pointe le bout de son nez (uniquement pour moi, les 3 garçons s’éclatent ici).

Pablo se sent comme un poisson dans l’eau, il saute et nage avec ses brassards. C’est un vrai progrès, il prend confiance en lui et ça nous ravis. On passera le nouvel an ici mais curieusement, rien ne se passe, pas même un mot de bonne année le lendemain. Le personnel de l’hôtel est sympathique, ils jouent avec les enfants mais restent sur leurs réserves, ils sont très discrets. C’est marrant parce que quand on part, ils ont réellement l’air touché, ils nous disent qu’on va leur manquer, qu’il faut qu’on revienne. On n’avait pas remarqué d’attachement ou de feeling particulier de leur part. On en déduit que c’est culturel. Cette discrétion népalaise cache en réalité beaucoup de choses!

D’ailleurs pendant que Notre Dame brûle la veille de notre départ, nous fêtons l’anniversaire d’un des employé de l’hôtel. Tout le monde est à nos petits soins. On mange, le gâteau en premier, et le poulet dans la même assiette, tout est servi en même temps!

C’est là que les ennuis commencent, Polo est tombé malade. On entend un sale bruit quand on passe la première et la marche arrière.

Depuis nous sommes à Katmandou, le camping car est au garage et nous dans un appartement. Ça viendrait de la boîte de vitesse mais à l’heure qu’il est nous n’en savons pas plus.

Kishor, notre garagiste.

Le temps commence à être longuet, Katmandou c’est pas notre dada. Ville polluée, trafic de fou, on ne lui a pas encore trouvé de charme.

Bon il semblerait qu’on ait encore du temps ici, alors on va essayer d’inverser la vapeur!

Dora est venue nous rendre visite avant de reprendre son avion pour la Hongrie, ça a fait du bien de discuter un peu.

Confidence pour confidence, le moral des troupes n’est pas au plus haut étant donné qu’on ne sait pas combien de temps la réparation va prendre et si ça va fonctionner. Mais écrire le blog et revoir toutes les photos me met tout de même un sacré coup de pied au derrière! On a de la chance d’être là alors REMUONS NOUS!!!!

Merci à tous ceux en France ou ailleurs d’ailleurs (danke schon les amis allemands et suisses) qui planchent sur le sujet avec nous!

Et un merci spécial à Nanou pour les cahiers d’activités, bien utiles en ces moments de temps libres!

Le prochain article expliquera nos déboires un peu plus en détail…

Portez vous bien et Bisous à tous !

Namasté!

Après l’aventure au Pakistan, nous décidons de nous reposer un peu.

On pose nos valises dans une guest house bien connue des voyageurs motorisés, « Mrs Bhandari’s guest house », située à Amritsar, à une trentaine de kms de la frontière.

C’est un endroit paisible avec un grand jardin, une petite air de jeux pour les enfants. Mais hors de question d’abandonner Polo! Nous dormons dans le camping-car, près du jardin.

Plusieurs choses nous interpellent après avoir franchi la frontière. Dès notre sortie, on tombe sur une échoppe de vente de bière, l’alcool en vente libre! Ouah!!! Ça fait 5 mois qu’on n’a pas vu ça!

Puis les déchets le long de la route. Le lit du cour d’eau est une déchèterie. Pas glop.

Et des femmes, bon sang on voit des femmes! On est bien loin de l’Iran, et elles ont été si discrètes en Oman ou encore au Pakistan que c’est bon de les voir, chevelure au vent, juste exister, libres. J’ai l’impression de pouvoir exister moi aussi, sans complexe.

Puis enfin en arrivant chez Madame Bendhari, la verdure. Combien de temps ça fait que nous n’avons pas marché dans l’herbe?! Ah, du sable, on en a mangé un paquet! Et c’était bien, mais nous éprouvons un grand plaisir à humer l’odeur de l’herbe, la toucher, et s’allonger dedans. Et puis ça sent bon quand c’est l’heure de la rosée le matin. Il y a des fleurs partout de toutes les couleurs.

On décide de faire connaissance tranquillement avec l’Inde, parce qu’on sait qu’elle va peut être nous bousculer. Elle est peuplée, euh pardon, surpeuplée! et les voyageurs en véhicule peuvent être incommodés par le manque d’espace qui règne ici. Pour que vous vous rendiez mieux compte, voici quelques chiffres: 1,353 milliards d’habitants! Soit 5x plus qu’en France! Une densité de population de 376 habitants au km2… on est loin des 15 habitants au km2 d’Oman! Alors quand on cherche un coin tranquille, ça peut prendre du temps… voir ne jamais arriver!

On visite Amritsar et le célèbre Golden Temple. Le lieu le plus sacré pour la communauté sikhs. Je la fais courte: Les Sikhs forment l’une des communautés les plus originales de l’Inde. Il s’agit d’une minorité religieuse solidaire, qui prescrit l’honnêteté et le service de la société. Ils ont une barbe accompagnée d’une belle moustache, mais surtout un beau turban de couleur. Le temple est composé de 4 portes qui donnent accès à un vaste complexe. Au milieu de tout ça se trouve un bassin appelé piscine de nectar. C’est au centre du bassin qu’est érigé le golden temple, où temple d’or. Je vous laisse découvrir le reste en photo. C’était beau mais il faut se couvrir la tête, ce qu’on respecte bien sûr. Sauf que c’est obligatoire pour les enfants, et qu’au bout d’une demi heure Pablo en a assez de ce truc qui le gêne et veut l’enlever. Ce n’est vraiment pas du goût de certains locaux qui ne se privent pas de nous faire la remarque. Dommage, ce n’est qu’un enfant… On me fera aussi remarquer que mes cheveux dépassent, je ne suis pourtant vraiment pas la seule dans ce cas!

Du coup, nous ne nous y attardons pas.

On expérimente le tuk tuk! Et les enfants adorent!

On fait les petits marchés…

C’est un méli-mélo de fils électrique dans la ville!

Pas vraiment a mémé réglementation qu’en Europe…

On se fait masser pour quelques euros, les pieds, le dos, la tête! Pas mal!

J’y reviens encore, parce que c’est tellement dommage, il y a des déchets partout, dans les rues des villes, dans les cours d’eau, le long des routes, dans les forêts, partout! On redouble de vigilance avec la santé des enfants. (Merci de ta prévenance cousine, bisous). Et ça paye, personne n’est tombé malade jusque là. Avoir notre petit cocon et notre indépendance, ça aide. Je pense aussi que le fait d’être venus par la route a renforcé leurs défenses.

Au bout d’une semaine, on se jette à l’eau. On reprend la route.

Pouah! Là aussi on était prévenu…le réseau routier est dans un état calamiteux. Bitume défoncé (quand ce n’est pas de la piste) et nids de poule à perte de vue. Je ne vous parle pas de la circulation anarchique! Je me fais les muscles en serrant les fesses! Y’a pas de règles, ça déboule de partout. Vélos, tuk tuk, charrettes, voitures, camions, motos ou tracteurs. Et comme d’habitude, ça passe! Le chauffeur gère et Polo tient bon la barre. On roule toujours à gauche, et vu la taille des camions, Julien n’a aucune visibilité pour doubler (volant à gauche quand tu doubles par la droite, bof). Je suis souvent à l’arrière pour m’occuper des enfants qui râlent, je ne peux donc guère l’aider.

A l’intérieur du camping-car, la tension monte! Et oui, on ne conduit pas relaxe dans un contexte pareil.

Les trajets s’éternisent, on roule à une moyenne de 25km/heure, et on en revient au début, c’est pas facile ici de trouver un coin tranquille pour se détendre après tout ça. Quand on s’arrête quelque part, on crée de petits attroupements de gens qui collent leur nez aux vitres, ou qui entrent carrément. Ça peut être sympa, mais pas quand tu as besoin de calme. D’autant que les indiens n’ont pas vraiment le même sens du « périmètre d’intimité » que nous! Ils portent les enfants alors qu’ils refusent, les prennent en photo avait même de leur avoir dit bonjour, entrent dans le camping-car sans avoir demandé. Je l’écris tel quel, tel qu’on l’a vécu et ressenti. Bon, ce sont nos début en Inde alors on ne se formalise pas trop.

Et puis nous avons fondamentalement changé de décor. On croise nos premiers singes, de quoi redonner le sourire aux lèvres.

Et puis ce genre de panneau là !

Après plusieurs jours de route, nous arrivons à Rishikesh, notre destination! Au bord du Gange! On voulait le voir de nos propres yeux. Il est beau! Rishikesh est une ville que nous pouvons nommer de spirituelle. On croise beaucoup d’occidentaux ici. Pas vraiment étonnant, c’est la capitale du Yoga!

Un petit bonjour à Clet et Alison, c’est ici que les Beatles sont venus découvrir la méditation transcendantale dans les sixties.

Ce n’est pas le yoga qui nous attire, mais juste voir le Gange.

Pour ça, faut déjà trouver où poser le camping-car. On a une adresse grâce à IOverlander. Ce dont on ne se doute pas, c’est que c’est perché dans la montagne, et qu’il nous faudra tester 3 chemins différents pour arriver à y grimper, ça passe limite. Ouf. Nous arrivons devant une guest house, tenue par une famille qui nous laisse camper gratuitement.

Nous sommes fatigués de ces journées de route interminables… On restera plusieurs jours ici. La famille est très sympa, on se balade dans les montagnes, premiers contreforts de l’Himalaya. D’ici part un chemin qui mène à une cascade.

Pablo me demande de lui mettre un turban parce qu’il aime beaucoup. Ca lui va bien!

Et puis un soir, tout le monde est suffisamment en forme pour assister à la triveni Ghat, ou la cérémonie des bougies à la tombée de la nuit, au bord du Gange. C’est assez intime ici et ça nous va.

On n’a pas beaucoup de photos parce que ça ne rendait pas très bien.

Après ça on s’empiffre de pâtes et de patates auprès des vendeurs de rue, et Pablo manque de faire une attaque quand une vache (sacrée ici) veut manger son assiette. Je crois qu’on ne l’a jamais entendu crier aussi fort.

Il commence à faire chaud la journée mais les nuits sont fraîches, le climat est bon.

Chose à part, ou pas d’ailleurs, nous avons de gros problèmes avec nos poubelles. On ne sait pas quoi en faire. Tout bonnement parce qu’il n’y a pas de poubelles ici et que tout finit dans la nature. L’unique option est de les brûler. On pense à réduire nos déchets mais c’est difficile ici, et contradictoire… une plaquette de beurre est emballée dans du papier sulfurisé puis dans un emballage cartonné. Le lait n’est plus en brique de 1l mais dans des sacs plastiques de 500ml. La barre de kit kat dans un papier d’aluminium et ensuite dans le sachet plastique. On marche sur la tête. Et quand on se paye le luxe de boire une bière… que faire du verre! C’est fou! Alors bon, on brûle tout quand on en a l’opportunité.

C’est bien beau tout ça, mais faut bien repartir un jour! Et on a une bonne motivation! On va au Jim Corbett National Park! Un parc national où il est possible de voir des tigres et des éléphants. On a l’eau à la bouche rien que d’y penser.

Le trajet est du pur bonheur… rapide, facile! Non, c’est tout l’inverse mais je ne veux pas me répéter.

On ne se presse pas pour organiser notre safari en arrivant là bas, pour la simple et bonne raison que la route nous a exténuée.

On se gare dans la sympathique cour d’un motel remplie d’arbres verdoyants. On nous laisse utiliser la laverie pour le linge (cri de joie!), et le resto est pas cher mais surtout succulent. C’est là bas que nous feront vraiment connaissance avec la cuisine indienne: le riz aux milles saveurs, le dhal (préparation à base de lentilles), les nouilles aux légumes et au noix de cajou (ça c’est plutôt chinois!), et les momos, notre petite faiblesse.

Quelques jours plus tard, le réveil sonne à 5h15, dans une demi-heure nous partons en 4×4 en safari! Jusqu’à environ 10h du matin. Ça peut le faire pour les petits, ils tiendront le choc.

On embarque tout excités. Notre guide à l’air de vouloir nous expliquer beaucoup de choses. Ça tombe bien, on est là pour ça. On commence à déchanter quand on se rend compte que nous sommes un bon paquet à être en safari ce jour là, tous avec des agences différentes. Une jeep, c’est déjà pas spécialement discret alors 20 jeeps je vous dis pas.

On déchante encore un peu plus quand on apprend que nous prenons tous le même chemin goudronné à travers le parc. (Interdit de descendre de voiture, ça se comprend).

Mais quand on réalise que nous sommes la dernière jeep parce que tout le monde nous double, on sait que c’est mort.

Alors on regarde les oiseaux que notre guide semble particulièrement affectionner. On aime aussi mais ça ne nous fait pas le même effet que croiser un éléphant ou un tigre.

Pourtant il y a du passage!

On a vu une trace de griffure et de patte de tigre…

Il semble que personne n’ait vu un animal ce jour là, mais ce dont on est sûr c’est que nous avons la palme en ce qui concerne les volatiles!

C’était une jolie petite balade et les enfants ont été cool, c’est ce qu’on retiendra.

La Holi arrive! Vous savez, la fête des couleurs! Alors on ne bouge pas nos fesses de cette petite ville dans laquelle nous sommes, et on attend de vivre ce moment en Inde. On ne l’avait pas prévu, et c’est une bonne nouvelle de savoir qu’on est là au bon moment.

La Holi est une des plus anciennes célébrations en Inde. Elle symbolise à la fois l’arrivée du printemps et la célébration de la fertilité.

Et quand ce jour là, nous sommes allés nous balader en ville, tout le monde avait son petit pochon de pigment de couleur, et s’en est donné à cœur joie de nous dessiner un trait sur le front et nous souhaiter une « happy Holi ». Nous avions nos munissions nous aussi et bien sûr, c’est bon enfant, les choses dégénèrent et tu te retrouves peinturluré de la tête au pied!

En revenant à l’hôtel, le patron nous a invité à partager la fête avec sa famille. Nous sommes allés dans son quartier et avons assisté à une danse traditionnelle des femmes ainsi que des chants, c’était chouette.

C’était sûrement pas l’explosion des grandes villes mais pour le coup c’était parfait pour notre petite famille!

Happy Holi, mission réussie!

Nous sommes à cette instant proche de la frontière du Népal. On se demande donc ce qu’on fait. Maintenant ou plus tard?

La perspective de devoir perdre autant d’énergie lors de nos déplacements ici nous pousse à faire un petit break et aller voir ailleurs! Je pense que l’article parle de lui même, l’Inde n’est pas le pays dans lequel il nous est le plus facile de prendre nos marques et de voyager. Rien n’est perdu, nous revenons plus tard et retenterons l’expérience.

Je posterai un message dans la foulée, nous avons déjà plein de choses à raconter en à peine 2 semaines au Népal. Alors si vous voulez savoir comment on a pris notre revanche sur le Jim Corbett park, rendez vous très bientôt!

Bisous à vous !

Pakistani style!

On en a mis du temps à se décider… Une semaine à réfléchir à notre itinéraire…

Reprenons au début…

L’Iran… le bateau et la corruption, le froid, les copains de Dubaï qui nous manquent, les enfants malades, Gaël qui ne dort pas, Ju qui tombe malade à son tour, la fatigue… Grosse perte d’énergie.

On apprend qu’il y a de fortes tensions entre le Pakistan et l’Inde.

Nous nous posons énormément de questions sur la route à venir et tous les inconvénients qu’elle comporte.

Le Baloutchistan à traverser (zone pakistanaise où les talibans ont établi leur camp), l’Inde surpeuplée, les problèmes entre le Pakistan et l’Inde, et à nouveau la galère pour obtenir les visas pakistanais pour le retour. Et oui, il faudra faire tout ça 2 fois. On pense à changer nos plans, partir vers les grands espaces, le Nord, mais il fait froid…

Alors on va se vider la tête, à côté de Kerman, dans le désert de Lut, (Dasht-e-Lut), qui signifie désert du vide.

Vous voyez Polo??? Tout à gauche, infiniment petit …

On est bien… Mais on ne sait toujours pas quelle décision prendre.

Puis sur la route du retour, on traverse ça:

Moral en berne.

Nous passons à nouveau 2 jours à Kerman, et…On se réveille un matin, reposé, on le sait. On file au Pakistan. On remballe tout, on fait des provisions (3 jours de route sous escorte nous attendent, c’est pas le moment que les placards soient vides !), et on allume le moteur. C’est parti !

Ce que je ne détaille pas, c’est qu’on s’est bien rencardés sur la situation au Pakistan et qu’on n’y va pas à l’aveuglette. Si on y va, c’est qu’on peut y aller.

Première étape: Traverser le Baloutchistan Iranien, et dormir à Zahedan, dernière ville avant la frontière. Nous sommes en contact avec Mr Hamid, qui travaille au ministère du tourisme dans la région et qui nous épaulera dans notre passage frontière.

Il nous accompagne là bas le lendemain, nous aide pour la paperasse, tout se passe nickel. Puis nous passons côté pakistanais. Et tout est clair, pas comme à certains postes frontière. Nous sommes directement pris en charge. Vous allez ici, puis ici et enfin là. Une escorte nous attend et nous accompagne.

Ça y est, on est dedans.

S’ensuivent des kilomètres et des kilomètres, avec des levies à nos côtés, à passer les points de contrôle.

Le Pakistan prend soin de nous.

Nous n’avons rien demandé mais des anges gardiens veillent sur nous jours et nuits durant toute la traversée du Baloutchistan…

En arrivant à Dalbandin, premier point de chute, nous avons même droit à une cérémonie rapide mais officielle où on nous remet des casquettes floquées du drapeau du pays ! On est comme des dingues, ça flash en rafale !

3 gardes resteront devant Polo toute la nuit, dans la cour d’un hôtel. Nous passons une partie de la soirée à discuter. Pour eux, il n’y a pas de problème ici, ils nous protègent parce qu’on est étranger et qu’ils veulent prendre soin de nous. Mmm… vraiment?!

Le moindre de nos déplacements, même pour aller faire pipi, est surveillé.. Gaël les rend fou, il court partout….

Nous changeons régulièrement d’escorte, tous les 20 ou 30 kms. Au check point, on relève nos numéros de passeports, et ils prennent une photo de notre famille, parfois de la plaque d’immatriculation de Polo. Nous sommes tracés.

Les armes peuvent impressionner, mais il faut le vivre pour le croire, ces hommes sont d’une gentillesse infinie, l’habit ne fait pas le moine. Les enfants s’amusent beaucoup avec eux. Nous n’éprouvons aucune crainte, c’est même le contraire. Nous passons des moments très fort et nous nous lions avec ce pays qui sourit avec le cœur. Vous l’avez compris, nous vivons un moment extraordinaire malgré ce qui s’y passe et surtout ce qui se dit.

Ca déboussole un peu tout ça ! On s’attendait à du dur, et nous voilà avec le cœur qui fond…

Quetta sera l’étape la plus impressionnante.

Nous y arrivons après 2 jours de route. Nous avons parcouru 700kms depuis la frontière. On nous arrête à l’entrée de la ville, on attend… 4 motards qui encadrent le camping-car, en plus de l’estafette. On traverse à grand coup de klaxonne, tout le monde doit nous laisser passer. Le temps d’une pause pour changer d’escorte, une foule de badauds se crée. Ils sont chassés à coup de matraque. Ça, on n’aime pas.

Nous restons dans la cour d’un hôtel choisi par notre escorte, et n’avons pas le droit de sortir seuls. On atteindra l’apothéose quand Ju veut aller faire des courses, et que 8 motards armés jusqu’aux dents encadrent le pick up dans lequel il se situe, alors qu’il y a déjà 3 hommes en armes à ses côtés. Ça, c’est le côté pas glop du tout, on a vraiment envie de quitter cette ville.

Après Quetta, c’est plus cool, on ne s’arrête plus à chaque Check point, mais on continue de rouler, et rouler encore. Parfois de 9h du matin à 19h le soir, avec peu de pauses. La mécanique est bien huilée, l’escorte suivante est prête à démarrer à notre arrivée, même pas besoin de s’arrêter.

Nous dormons dans un poste de police, puis négocions la fin de l’escorte le lendemain après midi. Fini les armes, on passe à un autre registre !

C’est comment le Pakistan !

Et bien c’est extraordinaire! La population est égale aux escortes! Quand on s’arrête quelque part, la première chose qu’on nous dit, c’est « on n’est pas des terroristes! » Les gens sont inquiets de ce qu’on va rapporter du pays. Que du bon! Ce n’est évidemment que notre avis personnel, mais nous vivons ce moment en famille heureuse. Tous ces moments partagés ensemble nous soudent, c’est très fort.

Pour le reste, nous sommes entrés dans un autre monde. On a déjà l’impression d’être entrés dans un autre monde depuis la Turquie, puis à nouveau en Iran, et encore aux Émirats. Mais là c’est différent. C’est ça qu’on cherchait! Ces sensations là j’entends.

Sur la route, dans les villes, c’est un encombrement de voitures, camions, tracteurs, vélos, motos, tuk-tuk, charrettes tirées par un âne ou un dromadaire. Un vrai capharnaüm! Ça klaxonne, double par la droite, la gauche. On roule à gauche d’ailleurs! Franchement, Ju s’en sort super bien, moi j’oserais pas prendre le volant. Sûre que je renverse quelqu’un et casse Polo.

Ici, ils aiment décorer, ce sont des pros, on appelle ça le « truck art ». Mais il n’y a pas que les camions qui y passent, les tracteurs aussi. Alors Pablo pense à nos copains Yann et Odile (Chevriers de notre village) et veut leurs ramener quelques décos…on verra ça !

Pardonnez la qualité des photos, elles sont prises à la volée, on ne badine pas quand on est sous escorte!

Nous traversons le Pakistan sous la pluie, et le pays se transforme littéralement en marée de boue. Polo s’est fait une couleur, il est marron.

Nous dormons dans une station service. On nous demande si on est terroristes! On n’a pas d’escorte! Mais c’est qui les terroristes!!!!🤣 La bonne blague !

Maintenant que nous sommes libres, nous nous arrêtons dans une station de lavage. Juste à côté d’un espèce de bidon ville. On crée l’attroupement. Les enfants nous encerclent, ils veulent tous être pris en photo, se battent, mais c’est un joli moment. 2 petits blondinets face à une foule d’enfants basanés. Les fillettes sont d’une extrême beauté… si photogéniques!

Les enfants sont quand même méfiants, et Pablo surveille Gaël de près. C’est assez touchant.

Les choses se sont envenimées entre le Pakistan et l’Inde et le risque d’une fermeture de frontière est assez élevé en ce moment, alors nous choisissons de passer en Inde. Nous reviendrons te voir au retour, cher pays, et profiterons mieux de toi, c’est une promesse!

C’est ainsi que nous sommes arrivés en Inde!

EN INDE!!!!! Ouahou! Nous n’en revenons pas d’être là!

C’est comme si nous avions réalisé quelque chose. Mais nous avons réalisé quelque chose! 30 000kms bientôt depuis le départ de Fay, et 8 mois de voyage derrière nous.

L’aventure n’est pas finie bien sûr, mais c’est un cap, et pas n’importe lequel que nous avons franchi!

Asie de l’Est, nous voilà !

Portez vous bien, nous sommes remplis d’amour! Nous vous aimons!

La bise de l’Est !!!

Pour suivre notre itinéraire c’est ici 😉

Chats roulent

Quand tu crois faire un passage rapide aux Émirats…

Et que finalement, tu y passes un mois…

Commençons par le commencement…un passage de douane rapide et sans encombres! C’est juste pour ça qu’il mérite d’être mentionné! Puis quelques jours à vadrouiller dans les endroits que nous connaissons déjà de la côte est, Fudjayra, Al-Aqah, avant de piquer sur Al-Ain.

Petite visite au zoo,

puis au marché aux dromadaires. Un dromadaire comme animal de compagnie! Pour jouer avec les enfants, pourquoi pas! Il se plairait peut être en France, et ce serait chouette les balades à dos de chameau! On finit par se résigner, il ne rentrera pas dans Polo, et puis ça coûte trop cher! Dans les 10000 dirhams la femelle standard pleine de lait (diviser par 4 pour avoir les euros) et ça va jusqu’à plus du million pour le mâle de compétition…

Le dromadaire aux Émirats est une passion. On l’utilise pour son lait, sa viande, mais ce sont surtout les courses de dromadaires qui sont réputées. Il y a un hippodrome dans chaque grande ville et les courses sont fréquentes. Nous avons vu quelques entraînements seulement.

Comme on est en mode voyageurs actifs, on part ensuite du côté d’Abu Dhabi faire une balade en vélo dans les dunes. 30 kilomètres avec rien d’autre que du sable à l’horizon (ou les cyclistes qui te sont passés devant !).

Une petite pause s’impose!

Tu jettes ton vélo et tu cours dans les dunes !

On a trouvé ça un peu fou fou cette piste cyclable en plein désert. Il y a 4 circuits de tailles différentes, chaque piste est bordée de lampadaires solaires espacés de quelques mètres seulement, qui éclairent toute la nuit ! Un petit tractopelle passe plusieurs fois dans la semaine déblayer le sable et laver le sol…Je ne parle pas du lac artificiel créé le long de la piste (pas fini d’ailleurs) ni de l’entretien journalier des arbustes qui bordent le circuit (un camion citerne par jour juste pour le petit coin où nous nous sommes installés.) M’enfin, il y a le pétrole à Abu Dhabi… Ça aide les finances, au diable le respect de la nature !

Notre but de ce séjour ici, c’est le désert de Liwa, en dessous d’Abu Dhabi, environ 250 kilomètres de route à travers les dunes aux couleurs changeantes. Elles peuvent passer du doré au rosé suivant les endroits et la lumière, et quand le vert des palmiers vient s’y ajouter, c’est un joli spectacle à voir.

Nous posons le campement au pied des dunes de Moreb (qui veut dire montagne effrayante), une des plus haute dune du monde, elle culmine à plus de 300 mètres d’altitude.

Vous voyez Polo là-bas au loin (photo ci dessus)? Mais si, à droite dans la zone blanche…Tout petit, tout petit, tout petit!

Il n’y a que le silence pour nous tenir compagnie (quand les enfants sont couchés!)… Dès le réveil on ne pense qu’à aller se balader.

On veut d’abord vérifier que Polo n’est pas ensablé… Mais le désert a un prix! Et nous sommes effectivement « pris » au piège ! Rien de très grave mais nous avons besoin d’aide. Un 4×4 se rapproche, je lui fais signe.

C’est Ali, un Émirati qui se rend à son travail. On se demande bien ce qu’il peut faire comme boulot dans les parages, c’est le vide intersidéral ici. Nous en apprenons plus, il bosse pour une compagnie de gisements de pétrole. Mmm…Ainsi nous savons où se trouve le pétrole aux Émirats! Ca ne nous rend pas plus riche pour autant.

Le temps d’aller se promener et il revient nous aider, il n’a pas le matériel approprié avec lui.

Zou, c’est parti! Elles ne sont pas effrayantes du tout, ces dunes, malgré leur nom. Nous on y voit un terrain de jeu infini, où on peut courir, se rouler, grimper, glisser ou simplement admirer le paysage et les enfants s’amuser.

Un regret tout de même, ce n’est pas que notre terrain de jeu à nous, c’est aussi celui des 4×4, quads et motos. Ce n’est pas qu’ils nous dérangent, non, nous sommes seuls au monde, mais nous voyons les traces de leurs passages par les nombreux déchets laissés au sol. Une honte. C’est aussi dangereux pour les dromadaires qui peuvent ingérer le plastique.

Le temps de redescendre approche, Ali revient avec son supérieur, Tim, un Américain. Polo est dégagé en 5 minutes. On papote tous ensemble un bon bout de temps. Ali finit par nous inviter et on accepte volontiers.

Il nous accueille dans sa ferme et nous bichonne, les enfants sont couverts de sucreries, nous devons faire comme chez nous. La buanderie est à notre disposition (hourra!!!) et Nour, son cuisinier nous mijote de bons petits plats. Les voisins Yéménites jouent de bon cœur avec Pablo et Gaël.

Ali nous propose un tour dans le désert avec son 4×4 pour essayer d’apercevoir les gazelles. On profite de l’instant, c’est une première, on ne s’est pas offert ce luxe là de tout notre séjour ici, ainsi la boucle est bouclée ! C’est très impressionnant! Et quand on tombe sur un troupeau, tout le monde à la banane.

Oui, il envoie du steak le 4×4 d’Ali, on ne sait pas si on doit se déchausser avant d’y monter! Et il fait corps avec le sable, c’est assez impressionnant. Quand je lui dit qu’il est pas mal son véhicule, il me répond que « c’est juste pour se balader dans le désert »!

Nous passons une soirée festive tout en lumière et musique, le tout accompagné d’un bon repas: des bécasses au barbecue.

C’est le moment où nous échangeons le plus avec notre hôte, qui nous laisse effectivement faire comme chez nous et est plutôt discret en journée.

On a promis de se revoir en France, puisqu’Ali à une maison à Évian.

Retour sur Abu Dhabi, on pose nos valises à la piste cyclable et sommes rejoins par Robert, Mélanie et Bruno, la famille allemande avec qui nous avons fait la traversée Iran – Émirats, fraîchement arrivés d’Oman eux aussi.

Nous avons quelques ennuis mécaniques auxquels nous devons faire face. On croyait qu’ici les réparations seraient de qualité, il s’avère qu’un simple parallélisme nécessite plusieurs passage au garage (3), réparation d’un pneu (2)… Puisque n’est bien fait du premier coup.

Alors quand nous réalisons que le support moteur est défectueux et que nous avons une fuite d’huile au niveau des freins arrières, on s’interroge. Le problème des freins est assez sérieux, et ici ils n’ont pas de pièces de rechange pour un vieux Citroën comme le nôtre. D’ailleurs il n’y a pas de Citroën ici.

Julien démonte les pièces et part pendant une journée dans le quartier des garages. Ici c’est comme en Turquie, tout est regroupé dans un même lieu. Il use ses tongs à courir partout et finit par trouver le petit boui boui qui nous fait des réparations sur mesure. A plus ou moindre coût.

Dès le lendemain il remonte le tout, c’est une affaire qui roule, on s’en sort plutôt bien. Robert donne un coup de main pour les freins, Polo est sur patte! Ouf.

Les allemands ont de gros problèmes aussi, leur starter est mort, c’est un peu l’équipe des éclopés!

Pendant que papa bosse sur le camping-car en rade, nous on va s’amuser dans les « champs » locaux !

Le temps passe et Pablo souffle ses 3 bougies. Mon dieu qu’il grandit !

Pour l’occasion, il a un petit établi avec des outils parce qu’il aimerait bien travailler comme son papa, et voilà le résultat !

Futur garagiste ?!

Quand à Gaël, il commence à parler plutôt bien et nous fait bien rire, le voilà qui se met à dire entre autres « mon amour! »…véridique.

Ça commence à faire quelques semaines que nous sommes là, alors que nous ne comptions vraiment pas nous éterniser. Pourquoi?

Toujours à cause des paperasses! Pour obtenir le visa Iranien, il faut au préalable faire une demande de numéro d’autorisation par personne. Enfin, côté turc (1er passage en Iran), ce n’était pas nécessaire pour les enfants.

Nous avons fait une demande (pas pour les enfants) avant de quitter l’Oman pour être bon dans notre timing.

Nous avons attendu 2 semaines avant d’obtenir une réponse, j’ai mon numéro mais il y a un problème dans le dossier de Ju, l’agence relance la procédure. Une semaine plus tard il a son numéro.

Nous reprenons la route de Dubaï, heureux de pouvoir faire nos demandes de visas. Mais nous sortons blasés de l’ambassade. Aux Émirats, les numéros d’autorisation sont obligatoires pour les enfants. Relance de procédure, combien de temps cela va t’il prendre encore! Nous sommes dépités. Nous avons fait le tour des Émirats, sommes déjà tournés vers la suite du voyage, et notre budget en prend un coup ici.

Comme nous n’avions toujours aucune nouvelle la semaine dernière, nous sommes retournés à l’ambassade voir si ils pouvaient nous aider car notre agence, perse voyage dont j’ai très envie de faire la pub, n’était pas capable de nous expliquer ce qui se passait. (Les voyageurs qui passent par d’autres agences, ont tous leur num en 3 jours maxi et moitié moins cher que nous!) La dame qui s’occupe des visas nous reconnaît. Comment ça vous n’avez toujours pas vos numéros d’autorisation! Elle appelle le ministère à Téhéran, une demi-heure plus tard nous obtenons nos numéros, et à midi nous repartons, visas en poche ! Oui nous sommes content.

Alors comment avons-nous passé le temps à Dubaï ? En squattant sur une plage, lieu de passage de beaucoup de voyageurs, alors ça défile!

Et presque tous les gens que nous croisons ont des enfants, alors c’est chouette pour les nôtres!

Avec Erik, copain autrichien de Pablo

Robert, Mélanie et Bruno nous on rejoint.

Voici Jula et Fiede, allemands eux aussi. La différence de langue ne perturbe en rien les enfants. Pablo s’amuse à dire « Nicht » (non) à tout va, et Jula quand à elle, s’amuse à dire « non ». Ça pourrait être le mot « salut »! Ou « tiens »! Mais je pense qu’ils passent le plus clair de leurs temps à se dire non! Ce qui est assez drôle (et normal).

Les enfants font copains copains, et les parents aussi, le courant est bien passé entre nous et on espère se revoir l’année prochaine.

Hallo Dany, Andy et Maggie (c’est le chien)

Il y a un soir où on s’est tout de même retrouvés à 8 camions.

Il y en avait de toutes les tailles, de toutes les couleurs, de provenances diverses (Afrique, Oman ou Iran). Des allemands, des suisses, des hollandais, des roumains, et des français! Oui oui! Une autre famille de camping-cariste, Aventuracinq! Sabine, David et leur 3 enfants! On blablate avec eux, échangeant chacun nos expériences et nos ressentis. Ils prennent l’avion le lendemain pour la Malaisie. Dommage que nous n’ayons pas eu plus de temps, nous les avons trouvé plein d’énergie et de bonnes ondes, à plus Aventuracinq, profitez bien, on se fait une bouffe avec Vincent et Lola à notre retour (et oui, ils se sont rencontrés aussi).

Ce soir là, Christian (de Roumanie, sur la route depuis 9 ans avec sa famille) propose de se retrouver tous ensemble et de faire une petite présentation du projet de chacun, suivi de la projection d’un film (« In 927 km rechts », une histoire de voyageurs en route pour la Mongolie. Vraiment bien mais en allemand par contre. Disponible sur YouTube je crois.) C’était assez sympa et exceptionnel pour nous ! On n’a jamais vécu ça, autant de voyageurs au même endroit, et puis il y a surtout une bonne ambiance entre tous.

J’en étais où déjà ? Ah, pour passer le temps…On se balade dans Dubaï. Quelle ville de fou, ils n’y vont pas avec le dos de la cuillère ! C’est la course à l’extravagance! On est carrément tombé sur une piste de ski au milieu d’un centre commercial.

Puis notre attente a enfin pris fin! Nous avons pris le bateau dimanche et sommes de retour en Iran 🇮🇷. On avance tranquillement vers le Pakistan, prochaine destination ! Nous retrouvons notre vie de nomade, et le froid aussi. Brrrr… Nous avons dû perdre 20 degrés en 2 jours.

Un petit coucou à Tanguy, copain d’enfance de Landerneau à Ju, qui habite à Dubaï, et qui est passé nous rendre visite. Nous sommes partis sans avoir eu le temps de lui dire au revoir, et merci pour ses conseils!

Je profite de ce message pour prévenir que Vincent et Lola sont de retour en France, et qu’ils squattent la maison un petit moment !

Ne soyez donc pas étonnés d’y voir de la lumière, tout va bien !

A bientôt et bises à tous !

Chez les nomades, à la découverte du Sultanat d’Oman

Ce qui nous interpelle immédiatement, c’est le sentiment de tranquillité que nous ressentons en arrivant. Voilà presque 1mois que nous sommes ici, et ce sentiment n’a pas changé. Nous pouvons camper où bon nous semble, c’était déjà le cas depuis notre sortie d’Europe mais ce qui démarque l’Oman, c’est que le terrain s’y prête complètement ! Inutile de chercher une bonne place, toutes les places sont bonnes ! Même si tu es pris au dépourvu, tu t’éloignes un peu de la route et le tour est joué. Nous ne nous contentons pas de cela, et cherchons toujours la meilleure place. Autant faire bien les choses ! Pour vous donner une idée, la densité de population est d’environ 15 personnes au km2…Ce qui laisse de l’air libre! S’ajoute à cela un climat des plus agréable, chaud la journée, frais la nuit, et pas de moustiques. A nous les vacances, car c’est bien à ça que ça nous fait penser.

Dans ce pays se côtoient la montagne, la mer, le désert. La faune et la flore sont généreuses…dromadaires, tortues, dauphins, flamands roses, cachalots ! Oui! On a vu tout ça et avec le plus grand des hasards !!!

Notre passage frontière a encore été folklorique, nous découvrons qu’aux Émirats mon passeport n’a pas été enregistré à l’entrée, 1 heure d’attente pour résoudre le problème, et lorsque nous arrivons au contrôle émigration d’Oman, (là où on fait les visas), le système informatique plante. Nous y avons passé notre après midi! Pour la petite anecdote, nous venons de nous rendre compte qu’ils ont aussi oublié de faire mon visa ici, je suis donc clandestine! Je peux pourtant vous assurer qu’il a été payé!

Nous avons longé la côte au départ, puis nous sommes enfilés dans le pays, dans la plaine de la Batinah, pour découvrir nos premiers wadi aux alentours de Rustaq.

On se rend tout de suite compte que sans être équipé de 4×4 (ici tout le monde roule en 4×4), on ne va pas pouvoir aller partout! Mais on profite quand même pleinement de ce qui nous est donné de faire…

Campement au wadi bani awf, impossible d’y accéder sans 4×4, mais nous avons passé une après midi « scouts toujours  » à préparer un feu de camp!

Et la wadi bani kharus:

Une petite merveille à mes yeux ! Il faut se garer au pied du wadi après avoir traversé une jolie route de montagne, et de là commence une balade en passant par les champs en terrasse du village, les jardins maraîchers soutenus par des murets et l’aqueduc d’Ain Karfas. Nous longerons l’aqueduc pour arriver à des piscines naturelles.

Juste un petit coucou à Joelle et Amandine, 2 suissesses en vacances rencontrées là bas!

Nous regagnons ensuite Mascate, capitale moderne, où nous campons sur une plage près d’un parc. Nous en profitons pour visiter la paisible et magnifique mosquée Sultan Qabus. Nous arrivons à l’ouverture et profitons du calme, mais quand nous partons, les touristes affluent! Beaucoup de bus de croisiéristes en étape ici. Nous avons été approché par des français qui, voyant notre plaque d’immatriculation, nous ont pris pour des super stars! Ils ont même voulu se prendre en photo avec nous à côté du camping-car! C’est là qu’on se dit qu’on a déjà fait un bout de chemin…

Nous sommes allés faire le marché du poisson, là bas le roi, c’est le thon! On n’en cuisine pas souvent et nous avons bien apprécié.

Les villes c’est pas notre truc alors nous reprenons la route par la côte.

Noël approche et nous souhaitons trouver un endroit sympathique pour passer le réveillon. Nos amis suisses rencontrés à Téhéran au parking Khomeini sont en Oman aussi et nous souhaitons passer les fêtes ensemble.

C’est au wadi Arbiyyin que nous trouvons notre place, calme et reposant, avec de l’eau, l’endroit parfait pour que les enfants jouent sans soucis et que nous puissions faire vaisselle, lessives et remplir le réservoir à notre guise. Je vous assure que c’est vraiment pratique d’avoir de l’eau à volonté à portée de main! Notre réservoir de 100l est bien mais à 4 ça part vite!

Nous restons plusieurs jours là bas, jusqu’à ce qu’Esther et Philippe nous rejoignent le 24 décembre!

Pablo est particulièrement excité par l’arrivée du père Noël ! Il faut dire que nous l’avons bien préparé! C’est un plaisir parce que c’est la première fois qu’il est à fond! Alors on joue le jeu! On dévisse la grille du lanterneau pour que le père Noël puisse passer, enlevons la table pour qu’il ait la place de déposer les cadeaux. Les petits ont leurs chaussettes accrochées avec une orange et un gâteau, et nous n’oublions pas le verre de lait pour que Papa Noël se désaltère! Nous faisons bien parce qu’après une douce soirée, et une nuit qui laisse un léger mal de tête 🍾, au réveil le camping-car est bondé de cadeaux!

Gaël a notamment eu un beau jeu de duplo, et Pablo, un vélo ! Il est fort ce père Noël !

La prochaine étape importante a été la plage aux tortues ! Près de la réserve de Ras al Jinz…

Après 2 nuits passées avec Esther et Philippe, nous sommes quelques peu fatigués! Mais Ju trouve tout de même le courage d’aller arpenter la plage de 21h à plus de minuit dans l’espoir de voir une tortue pondre sur la plage. Cette plage est réputée pour ça. Moi je suis trop fatiguée! Et j’ai déjà assisté à ce phénomène extraordinaire en Guyane. Il faut aussi quelqu’un qui reste avec les petits ! Pour le coup, ça me va bien. Ju revient régulièrement au camping car me tenir au courant…et il ne revient pas bredouille. Juste au moment où il se disait qu’il allait aller se coucher, une grosse masse sombre est apparue lorsque la mer s’est retiré…bingo!!!

La dame est monté sur plage, attention ça prend du temps! Elle a choisi son endroit puis a commencé à creuser le sable avec ses pattes… Ju l’a observé un moment, puis n’a pas voulu la déranger trop longtemps. Il faut savoir que si la tortue est perturbée, elle retourne avorter à la mer et les bébés tortue sont perdus.

Une trace de tortue au matin

C’est une veine! Ce n’est quand même pas courant de pouvoir assister à ça! D’autant plus que quand nous étions à l’île de Queshm en Iran, et qu’il était parti pêcher, il avait déjà nagé avec les tortues ! Et nous avait ramené du poisson 👍! On avait d’ailleurs grillé tout ça sur la plage avec nos amis Vincent et Lola, ainsi que Robert et Mélanie,les Allemands.

Revenons en à nos moutons…La côte orientale de l’Oman et ses plages de sable à perte de vue que nous longeons ensuite, roulant très peu la journée. Nous préférons nous reposer et profiter de la plage. Les vacances, je vous dis !

Lors d’un bivouac alors que nous mangeons un midi, nous distinguons au loin dans la mer une masse sombre qui sort de l’eau à intervalle espacé et régulier. Ce ne sont pas les dauphins, c’est plus gros ! Ju gonfle le kayak et part découvrir ce que c’est!

Au bout d’une demi heure sur l’eau, pfffchittttt, à 3 mètres du kayak! Ouahou! Un bateau de pêcheurs était à bonne distance, Il part se renseigner: Un CACHALOT! Retour sur plage, Pablo embarque sur le kayak, on y retourne! super moment partagé avec les pêcheurs!

Pablo est enjoué à côté du capitaine qui rallume le moteur pour éviter les vagues côtières qui arrivent. C’est aussi impressionnant qu’avec Yann dans son tracteur pour lui 😁!

Les pêcheurs nous ont offert pleins de poissons, que l’on a fait griller sur la plage, ils sont même venus nous offrir des boissons le soir et s’assurer que nous ne manquions de rien!

Nous nous engageons ensuite dans une traversée désertique de quelques centaines de kilomètres…Nous roulons 300 km en un jour, c’est rare que nous fassions ça! C’est magnifique mais avec Polo impossible de s’aventurer hors de la route. D’ailleurs les villages que nous traversons ne sont pas goudronnés!

Il n’est pas rare que nous finissions ensablés! Presque un jour sur 2! Sur cette portion de route en tout cas. Mais nous nous en sortons rapidement, il y a toujours un 4×4 pour nous tirer de là.

Je ne vais pas vous décrire notre trajet jusque dans la région du Dhofar (tout au sud), exclusivement par la côte, (ça risquerait de devenir ennuyeux pour vous tous ces palmiers!), ce sont plus de 1000 kms qui séparent les villes de Sour et Salalah! Il y a tout de même quelques temps fort à partager sur ce tronçon, le reste vous le découvrirez en photo.

Le premier au wadi suneik. Petite déception au premier abord puisque nous constatons à notre arrivée que le terrain n’est pas approprié pour Polo, et que nous nous ensablons une fois de plus ! C’est pas grave, on a la main maintenant ! Aidés de quelques indiens baraqués c’est un peu plus facile quand même ! On pose le campement un peu plus loin, c’est tout !

Le wadi se prête à une sortie en kayak familiale, nous avons vu sur notre carte qu’il est séparé de la mer par une bande de sable…Prêt pour l’expédition? C’est parti!

Il n’est pas très long ce wadi, niché au creux des montagnes, il n’y a pas trop de courant, le cadre idéal.

A son extrémité, nous posons les pieds sur une plage inaccessible par la route! Enclavée entre les rochers, le sable est blanc (comme la neige en France !), et la mer turquoise…On la traverse en long, en large et en travers…On y court, on s’y baigne et on se faufile dans les grottes, on grimpe sur les rochers, à 2 doigts de se faire pincer les pieds par les crabes…On s’y amuse l’après midi entière avant de pagayer dans l’autre sens, tout en prenant le temps de batifoler dans l’eau.

Pablo illuminera notre soirée en préparant un feu de camp. C’est d’abord un jeu, « Hé! Regardez, je ramasse du bois et je fais un feu! Gaël, tu viens m’aider?! »

Et pourquoi pas? Tala!!! Nous voilà tous les 4 autour d’une bonne braisée. Et un invité surprise se glisse parmi nous, George, de République Tchèque en vadrouille dans le coin.

Des moments simples, tous ensemble. Là, on se dit qu’on est bien.

Et le graal du voyage c’est quand même les dauphins, l’expérience inoubliable partagée avec eux.

Les côtes à l’approche de Salalah sont réputées pour être largement fréquentées par les dauphins. Ça tombe bien, c’est notre route. On s’arrête sur une plage… je vous le donne en 1000… sable fin, blanc et eau turquoise. Mais pourquoi le sort s’acharne t’il comme ça sur nous !? Piste ok pour Polo, allez on s’installe ! Objectif, nager avec les dauphins parce que c’est ça le petit secret de cet endroit. Les voir, c’est chouette! Mais nager avec eux, c’est autre chose !

Les enfants s’amusent avec les pelles, les seaux, les camions et nous, ce n’est pas eux qu’on fixe pour une fois, mais l’horizon !

Ça ne mettra pas longtemps avant que Julien ne pousse son premier cri de guerre ! « Ils sont là! » On est un peu comme des fous, on court sur la plage, nos bambins sous les bras, qui se demandent un peu ce que c’est que ce bazar.

Pablo voit bien les dauphins au loin, mais les crabes sont plus concrets pour lui, et il adore leur foncer dessus pour les faire fuir à toute berzingue.

N’empêche que pour avoir une chance de nager avec les mammifères, faut se mettre à l’eau ! A toi l’honneur, homme. Moi je verrai plus tard! La mer est pas mal agitée de ce côté. Les bretons, l’eau, ils maîtrisent !

Ce ne sera pas pour cette fois, on sent bien que les dauphins restent au large et gardent leur cap mais ils rôdent dans les parages tout l’après-midi. Pour finir, Julien se décide à aller voir de plus près avec le kayak. Il est 17h, la mer est calmée. Pablo embarque avec son papa, une affaire d’homme je vous dis. Gaël est dans le porte bébé, on admire les marins au loin! Les dauphins leur passent devant…zut alors! Et puis font soudainement demi-tour! S’approchent du kayak…et Ouahou! Un dauphin saute à côté de l’embarcation! Puis un autre de l’autre côté! Magnifique! De loin en tout cas! Alors de près…

ils restent un peu à tourner autour et poursuivent leur route. Pablo et Julien reviennent contents! Un peu rêveurs…oh je comprends! Même de loin ça m’a parlé. « Maman, le dauphin, il a sauté à côté du bateau! », avec sa petite bouche en cul de poule, j’aime.

Cette affaire n’en restera pas là ! Dès le lendemain en début d’après-midi, les copains reviennent! Leur attitude est complètement différente, comme s’ils se promenaient, où venaient chercher les garçons, tranquillement. « Eh, les gars! Vous venez jouer avec nous ? »

Réponse positive bien entendu, c’est ce que nous sommes venus chercher.

Julien va à l’eau. Oui bon il s’avère que j’ai les pétoches, ce n’était pas au programme. La magie opère, ils passent une première fois devant et se retournent soudainement pour foncer droit sur Ju! Impressionnant, mais la première chose qu’il ressent est que ces animaux sont très prévenant et d’une grande douceur. Ils s’arrêtent avant de l’approcher puis lui passent partout autour, dessous. Ils sont très nombreux malgré le peu d’ailerons qui sortent de l’eau. 4 en surface, et peut-être 10 sous l’eau !

J’aurai ma chance aussi un peu plus tard quand la mer se calme. Je me lance. On dirait qu’ils m’attendent, ils ne bougent pas, pas très loin du bord. J’ai le cœur qui tape fort dans la poitrine, je suis certaine qu’ils l’entendent de là où ils sont ! J’arrive à les approcher à une dizaine de mètres mais je n’irai pas plus loin. Ils restent à jouer, je peux les admirer. Je suis déjà très contente de ça. La mer s’agite à nouveau, je regagne la terre. Si nous avions pu aller ensemble nager avec Julien, j’aurais été plus rassurée. Pablo et Gaël ne vont pas se garder tout seul ! C’est ainsi et ce n’est pas grave.

Julien et les dauphins s’amuseront longtemps ensemble, peut-être 2 heures (entrecoupées). Un petit jeu s’installe entre eux, il suffit qu’il clapote des mains et ils arrivent.

Nous sommes restés 5 jours là bas, ces moments sont les plus intenses de cet échange.

Nous atteignons ensuite le Dhofar et la ville de Salalah, situé entre le Yémen, la mer d’Arabie. Nous approchons de la limite d’extension des visas, notre délai de 1 mois ici sera écoulé dans quelques jours. On se demande si nous prolongeons ou si nous sortons du pays. Au vu de la route que nous prévoyons encore de faire, et des délais à tenir pour respecter les dates d’entrée dans les pays à suivre, nous décidons de quitter l’Oman. Avec des regrets, puisque c’est un charmant pays où nous avons pu associer le mot vacances à celui de voyage. Une parenthèse reposante.

Je ne clôturerai pas ce chapitre sans parler des Omanais, avec qui le contact est très respectueux. Jamais envahissant, toujours de service (on nous a dépanné pas mal de fois !), et généreux avec les enfants. Les sucreries, ça continue ! Et pour la petite anecdote, ce sont quand même de bons flemmards ! Ils se plantent avec leur 4×4 devant les boutiques ou resto, klaxonnent, le commerçant arrive à la portière, ils passent commande et attendent qu’on leur ramène le tout! Facile, hein!

Par contre, pas de trace de femme, enfin très peu. Elles sont à la maison. Nous avons rencontré une fois deux filles, avec qui l’échange n’a pas été facile à cause de la barrière de la langue. A ce que j’ai compris elles ne faisaient pas grand chose et nous n’avions pas le droit de les prendre en photo parce que dans ce coin là, ça ne se fait pas. Julien parlait avec les hommes, et moi j’étais avec elles. Dommage !

Nous avons aussi eu nos premiers échanges avec les indiens, pakistanais ou népalais qui tiennent la plupart des petits commerces ici. Quand l’herbe est plus verte ailleurs !

Nous sommes actuellement sur la route intérieure de l’Oman, à traverser une plaine désertique de plus de 1200 kms avant d’atteindre la frontière. Une demi tempête de sable nous accompagne pour notre remontée, pouh!

Ce n’était pas prévu d’espacer encore autant les articles mais le réseau internet a encore fait des siennes.

J’en profite pour glisser la carte géographique qui retrace notre parcours ! Enfin! Pour la voir, cliquez ici: Chats roulent!

Nous vous souhaitons à tous une excellente année 2019! Que votre vie soit belle et en santé ! A bientôt!