10 jours avec Nanou et Marie-Aline

10 jours avec Nanou et Marie Aline, ça commence par une arrivée en retard à l’aéroport ! Non, ce n’est pas l’avion qui avait du retard mais bien nous!

Les retrouvailles, c’est quand même chouette! Elles ont des valises plus grosses et plus lourdes qu’elles (faut voir tout ce qu’elles nous amènent!) et sont bien motivées à passer du bon temps.

Nous passons la nuit sur Téhéran, arpentons le bazar le lendemain et prenons la route vers le sud.

Premier bivouac dans un caravansérail! (Nous passerons le passage où nous nous sommes embourbés en prenant une piste dont nous nous sommes sortis seuls!)

Les filles dorment dans le caravansérail tandis que nous restons fidèles à notre camping-car!

Plutôt sympa pour une première étape!

Nous sommes près de Kashan et y passons la journée suivante. Il y a l’école et mosquée d’Agha Bozorg, un lieu vraiment magnifique à voir.

Et les maisons traditionnelles à visiter.

Et comme la ville est aux portes du désert, et ben on ne se gêne pas pour les emmener dormir là-bas!

Elles dorment dans la tente, et il fait un froid de canard. Quel courage les filles !

Deux couples d’iraniens dorment là aussi et nous apportent thé, chicha et dattes…mmmh…

Depuis quelques jours, nous avons un invité de plus dans le camping-car. Une souris a établi ses quartiers chez nous… On l’entend la nuit quand elle sort de sa cachette pour aller dans les placards de nourriture. Nous nous sommes déjà retrouvés face à face mais ne l’avons pas encore attrapé. Ce soir là, elle finit dans un piège à souris! Et est relâchée dans la nature. Ça fait bien faire rire les iraniens quand Marie Aline arrive avec le piège vers Julien et la souris qui gigote! Nanou est au lit et je ne veux pas y toucher!

Et hop, un petit tour dans le désert le matin, c’est une manière de bien commencer la journée!

On y rencontre un troupeau de chameaux!

Et quand on tombe sur un autre troupeau particulièrement intéressé par le camping-car, c’est le kiffe total, surtout pour les enfants!

Et le désert est un lieu propice aux photos, alors on s’en donne à cœur joie.

C’était vraiment sympa, mais le désert, c’est le désert et on finit par s’ensabler!

Que voulez vous! C’est ça l’aventure! Ça n’a pas duré trop longtemps, deux 4×4 de géologues qui passaient par là nous ont rapidement tirés d’affaire!

La piste a endommagé le porte- vélo qui ne tient plus que d’un côté et le camping-car est rempli de poussière de sable!

Ce sera la partie la plus sauvage du séjour. Ensuite ce sont les villes qui nous attendent.

Les enfants sont très contents d’avoir du monde à bord de Polo!Les trajets sont plus animés! Nanou et Marie-Aline lisent des histoires, jouent. Ju peut piloter ( et moi co-piloter) en toute sérénité!

Ispahan d’abord…nous y restons 2 nuits.

Mais les enfants sont très fatigués et ont besoin de repos, les filles partent donc seules à l’assaut de la ville. Et passent un bon moment!

Je laisserai les filles raconter leur périple, du coup nous n’avons pas vraiment vu Ispahan.

Nous poursuivons notre route vers le sud, entre les villes il n’y a rien…Un paysage désertique, quelques montagnes ça et là…Alors nous roulons d’une ville à l’autre.

Pause à Naein, petite bourgade étrange dotée d’une vieille ville. Un endroit très pieux (n’est ce pas Nanou), où presque toutes les femmes, (voir toutes les femmes!) sont entièrement vêtues de noir. Ce n’est pas le voile intégral mais nous n’en sommes pas loin. Nous ne nous y attarderons pas.

C’est joli mais l’atmosphère y est assez étrange !

Le coup de cœur (enfin le mien), c’est Yazd, dernière étape de notre périple.

La vieille ville de Yazd est un petit bijou. De petites ruelles entièrement en pisé dans lesquelles on se perd avec plaisir, de jolis monuments, les petites boutiques où il ne faut pas rentrer sous peine de ressortir à sec, le cocktail qui me plaît.

Mais comme la ville n’est pas un terrain pratique avec les enfants, nous avons cheminé chacun à notre rythme, tantôt ensemble, tantôt séparément…Du coup les photos suivantes manquent un peu des filles.

On a quand même une belle anecdote à raconter, pas très drôle. Voilà le début de l’histoire, un petit repas au restaurant…

qui finit mal! Pablo est monté debout sur une chaise, la chaise est tombée…Il y avait une fontaine et Pablo s’est ouvert le front sur le rebord de la fontaine. Panique à bord, du sang partout. Les gens du restaurant ont appelé une ambulance qui est arrivée en 3 minutes!!! 8 points de sutures…L’occasion pour Nanou (infirmière) d’aller jeter un coup d’œil aux infrastructures hospitalières iraniennes! Et c’est du joli, tout neuf, hyper bien équipé et rapide!!!

On s’en serait quand même bien passé !

On a eu peur pour Marie -Aline aussi qui s’est ébouillanté le bras avec une bonbonne d’eau chaude dont le robinet à lâché…Le cataplasme de yaourt proposé par les locaux a apparemment bien fonctionné puisqu’il ne reste que quelques cloques.

Nous voilà de retour à Téhéran, les filles seront de retour demain à Brest.

C’est passé tellement vite! Il y aurait encore un tas de choses à dire mais ça prendrait une place folle et je vous perdrais sûrement en route. En tout cas nous avons passé du bon temps et bien profité, c’était vraiment chouette.

Les filles ont pu constater que notre quotidien est légèrement plus fatiguant que ce que le blog renvoie comme image. Les enfants fatigués (et les parents aussi), les aléas de la route et des bivouacs à trouver, les choses qui ne se déroulent pas comme on l’avait prévu, les villes qui sont difficilement praticables avec les petits…Mais on ne va pas tout de même pas se plaindre, nous sommes en vacances!

Merci encore pour tout à toutes les deux… Bon retour au froid et reposez-vous, vous en avez bien besoin !!!

A bientôt !!! Des bisous à tout le monde!

Iran, nous sommes là !

2 semaines d’iran déjà! Ça passe vite! Et en 2 semaines, il s’en est passé des choses.

Passage de douane sans problème, on fait même notre change à la frontière avec une personne hautement recommandée par le chef des douaniers qui s’occupe de nous.

Nous sommes immédiatement dans l’ambiance. Nous passons nos premières nuits dans un parc près de Jolfa, à la frontière avec l’Azerbaïdjan. Nous arrivons en plein week end, ici le week-end c’est le jeudi et le vendredi.

On ne passe pas inaperçu, le camping car est entouré de locaux qui nous harcèlent de questions dès que nous posons un pied dehors. Les gens sont très accueillants et curieux. Nous avons des invitations à la pelle! On partage le thé avec plein de monde, c’est assez sympathique, quoiqu’un peu déroutant parce que très envahissant. C’était un peu moins oppressant en Turquie.

Il y a même un policier qui fait un selfie à côté de Julien.

Il fait assez chaud et je souffre un peu d’être autant couverte!

Pause à Tabriz ensuite, où le bazar est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le bazar est immense, il fait 7 km carré !

Il comprend 24 caravansérails et 22 timches (salles coiffées d’un dôme). Autant dire que quand tu rentres, tu ne sais pas où tu vas sortir ! Tu trouves de tout, du tapis aux épices, en passant par le tissu et les légumes. Il y a même du cuir. Je trouve une demi peau de vache pour 2 euros. Mais c’était en arrivant tôt le matin, je pensais revenir la prendre en partant (ça prend de la place), mais nous sommes sortis a l’autre bout de la ville.

C’est du panais caramélisé, les enfants n’ont pas aimé du tout!

On rencontre un professeur d’anglais à Tabriz, qui a pour coutume d’aider les touristes.

En discutant avec lui, on se rend compte qu’on s’est fait avoir en beauté avec le change à la frontière!

On avait regardé les taux sur internet avant de passer en Iran. Seulement voilà…il y a plusieurs taux, un pour les entreprises étrangères très élevé et un second, pour tout les autres.

C’est celui des entreprises que nous avons vu, et qui correspondait à celui de notre guide de voyage. Mais voilà, le rial a subi une forte dévaluation depuis. Et le taux pour les entreprises est nettement plus désavantageux.

On n’a pas changé énormément mais la perte est tout de même considérable.

Le prof nous conseille vivement de retourner à la frontière rechercher ce qu’ils ont omis de nous donner.

Nous sommes tout de même à 300 kms de la frontière. On réfléchit 2 jours… C’est pas vraiment le prix du plein qui nous retient (3 centimes d’euros le litre…) mais le fait de faire la route pour rien.

Et puis zut, à part du temps, nous n’avons rien à perdre. Zou, on y va…

Une demi journée plus tard, nous revoilà dans le bordel de la frontière. L’accès y est interdit 2kms en amont, Ju doit se rendre là bas en taxi, je reste avec les enfants.

Arrivé aux douanes, on ne le laisse pas entrer. Il commence à raconter notre histoire, et comme ce genre d’arnaque n’est pas tolérée (passible de prison), on lui ouvre la porte.

Bingo, il tombe directement sur titeuf (oui, le type qui nous a fait le change à une ressemblance avec lui. Le comique, pas le héros de la B.D!).

Il reconnaît Julien tout de suite. Hey my friend ! Where is your caravan ?What are you doing ?

Et bien ! Tu ne sais pas pourquoi je suis là ? !!! MON ARGENT !!!

Ça ne passe pas inaperçu dans les bureaux de douanes et directement titeuf appelle le chef des douaniers et prie Julien de les suivre, ils ne veulent pas que l’affaire se sache.

Au début, Ju ne veut pas, il préfère rester là où il y a du monde par sécurité mais ils disent qu’ils vont nous rembourser et qu’ils doivent aller au distributeur.

Julien finit par accepter.

Le tout se finit dans une voiture, au fond d’une ruelle. Ils ne veulent redonner qu’une petite partie. Mais Julien ne lâche pas, dans la mesure où il sent que c’est possible et où il ne se sent pas en danger.

Les discussions vont bon train, ça s’énerve mais on arrive à obtenir un bon dédommagement.

Les gaillards ont les pétoches que nous les dénoncions, d’autant plus que Ju a brandi la carte de visite que le fort sympathique consul de Trabzon nous avait laissé. Au bluff : « c’est mon ami, regarde mon visa, pourquoi aurai-je 3 mois d’office? On l’appelle et on règle ça avec lui! » ça les fait vraiment frémir. Ils ne veulent pas qu’on reparte déçu!

Bref, quand Ju sent qu’il a atteint la limite, il cède et stop l’affaire.

De mon côté je raconte l’histoire au gens qui squattent la frontière, des gens qui font du change pour la plupart, histoire qu’ils gardent un œil sur ce qui se passe.

Ça n’a peut-être duré qu’une demi heure ou trois quart d’heure mais pour moi l’attente était longue et stressante.

Je suis vraiment surprise quand Ju revient avec les billets. On a réussi à récupérer notre dû! Nous reprenons la route satisfait et étonné que nous ayons pu obtenir quelque chose!

On s’arrête faire une course avant de quitter la ville frontière, et quand je sors du market, je trouve nos 2 types à côté du camping-car. Ils veulent nous payer le resto pour que nous ne partions pas le ventre vide, nous achètent des fruits et des jus… On refuse bien évidemment l’invitation.

Au moment de partir, titeuf nous conseille vivement de ne pas rester là sous peines d’avoir des problèmes, et demande qui est exactement notre ami officiel Iranien (la carte est en anglais, il ne sait lire que l’arabe).

Comme si on avait envie de rester ici! Ils nous escortent jusqu’à la sortie de la ville.

Pfff…c’était un peu risqué (risque mesuré) mais ça en valait la peine.

On fait une halte dans un resto routier le soir, encore un peu sous le coup de tout ça, moi je ne suis pas trop rassurée.

Un chauffeur routier entre, et nous parle, en allemand. Ils nous dit qu’il est préférable de dormir sur le parking, que la nuit la route n’est pas sûre et qu’il y a des caméras de surveillance. On accepte et l’invitons à partager notre repas. De fil en aiguille, on finit par lui raconter notre histoire. Memet (c’est son petit nom) est fou ! Il veut qu’on y retourne ensemble!

Il est né en Allemagne et vit à Istanbul, et croyez moi, faut pas faire chier Memet!

On décline l’invitation, cette histoire s’arrête là pour nous.

Nous passons une excellente soirée avec en sa compagnie. Memet est un personnage haut en couleur, qui nous prend sous son aile, nous offre le repas. Nous avons gardé le contact et espérons sincèrement le revoir, en Iran (il y vient régulièrement pour le travail) ou en Turquie à notre retour.

Memet! Wie geht’s? Wo bist du? Du fehlst uns!

Et notre route reprend à travers les montagnes colorées.

Pas de table dans les restaurants, la plupart du temps nous mangeons sur ces petites plates formes surélevées, recouvertes de coussins et tapis. C’est sympa pour nous, mais pour Pablo pas facile de manger proprement, y’en à partout! On aime quand même!

Puis la vallée d’Alamut…

La vallée est superbe, et c’est aussi la que nous faisons la rencontre de Mohamed et Leyla, couple de Téhéran en 4×4 avec tente sur le toit. Au début nous pensons que c’est des touristes!

Nous passons la soirée ensemble ainsi que le lendemain. Nous pouvons parler de tout, c’est une belle histoire d’amitié qui commence. Ils sont adorables.

Nous nous promettons de nous revoir à Téhéran.

Et Téhéran, et bien voilà nous y sommes. Nous voulions rester plus longtemps à Alamut, mais le mauvais temps nous a chassé.

Pas encore pu profiter de la ville parce que nous croulons sous la paperasse pour les visas des pays suivants, qui nous donnent bien du fil à retordre!

Nous devons voir Mohamed et Leyla demain.

Pour l’heure nous sommes en bivouac à la mosquée Emam Khomeini, haut lieu de culte (le 1er même) en Iran. Nous y retrouvons par hasard Patrick, Claudia et leur fils Nathan. Ils sont suisse et vont en Thaïlande. Nous les avions rencontrés en Cappadoce et sommes content de nous revoir, d’autant plus que Pablo et Nathan s’amusent bien ensemble.

Nous attendons avec impatience samedi ! Nous avons de la visite de France ! Nanou et Marie Aline (maman de Ju et une amie) qui viennent écrire un bout de l’histoire avec nous! Bon vol les filles!

Nous espérons que tout le monde va bien ! Merci à tous pour vos commentaires qui nous font tant plaisir.

Nous vous embrassons.

IRAN, on arrive!

Ouf, Ankara et la paperasse, c’est fini. On y a bien traîné nos guêtres en attendant que tout ça se fasse.

On est même allé dans un centre commercial, histoire de trouver un cadeau digne de ses un an à notre petit Gaël.

Il y avait un espace de jeux pour les enfants où ils ont pu se défouler à leurs aises.

Les gros engins, y’a que ça de vrai !

Et puis nous avons repris la route direction la frontière, cette fois, amie Turquie, nous te laissons.

Une petite pause pour souffler la bougie de Gaël !

Un petit crochet par Tokat pour retrouver la famille rencontrée sur le bateau retour de Chypre.

Un excellent moment, nous sommes accueillis comme des rois, Pablo retrouve son ami Bertug, c’est un peu la fête.

Nous faisons ensemble la visite de la ville, goûtons le thé au kiwi, et mangeons des festins préparés par la maîtresse de maison Kubra.

Gaël est complètement à l’aise ! Mange comme un ogre et s’offre un petit somme dans la balancelle.

On se sent bien, on partage un excellent moment. À vous, Arif, Kubra, Bertug, Berfu, Berna, Élif, thank you very much for everything. See you when we come back!

Et puis c’est à nouveau la route. Tu en fais des kilomètres petit Polo, et nous voyons des paysages grandioses.

Pause à Trabzon pour faire nos visas iraniens, tout se passe très bien. Nous obtenons nos visas dans la journée, avec en prime une durée de 3 mois directement alors que normalement les visas ne sont d’une durée que d’un mois renouvelable. Nous sommes reçus par le consule lui même qui nous laisse même sa carte en nous disant que nous pouvons l’appeler en cas de problème.

Faut dire que les enfants font leur effet, et puis j’avais sorti le grand jeu, voile et la tenue adéquate…

Comme quoi, d’une ambassade à l’autre et si tu viens le bon jour…

Et nous voilà à quelques dizaines de kilomètres de la frontière, prêts pour demain.

Une dernière bière dans la main, et oui, l’alcool est interdit en Iran et passible de 80 coups de fouet ! En Iran le voile est obligatoire pour les femmes et les formes doivent être cachées…Alors bon, on profite de nos derniers moments de ‘liberté’!

Nous devons installer un logiciel pirate pour continuer à vous écrire sur le blog, la censure est présente en Iran !

Les enfants vont bien, se chamaillent toujours autant qu’ils s’aiment, c’est bon signe !

Turquie, nous nous sommes bien rassasiés de toi, tu nous as offert de formidables moments. L’heure est venue de passer à l’étape suivante !

Nous vous embrassons tous très fort. A tout bientôt!